Rencontre au sommet du Tahoeraa « la semaine prochaine »

Promesse du président de la Polynésie française, Edouard Fritch, qui s’est dit naturellement disposé à renouer le dialogue avec le président du parti orange, Gaston Flosse.

 

Interrogé par les journalistes en début d’après-midi au CESC alors qu’il devait présenter à la Société civile les grandes lignes du futur Contrat de projets Etat-Pays (2015-2020), le chef de l’exécutif local a confirmé avoir reçu la demande de rencontre formulée par Gaston Flosse.

Requête à laquelle il va répondre favorablement « d’ici la fin de la journée » et c’est vraisemblablement « dans le courant de la semaine prochaine » que les deux hommes, en froid depuis plusieurs mois, vont se retrouver pour tenter d’aplanir les tensions au sein de la majorité polynésienne.

Comme il avait été suggéré, les retrouvailles se dérouleront au grand jour en présence des membres du gouvernement et des représentants du groupe Tahoeraa à l’APF; l’objectif étant que « tout le monde ait le même son de cloche », s’est félicité Edouard Fritch.

Bien que satisfait de voir « le vieux lion » franchir le premier pas, en revanche, l’actuel numéro 2 du mouvement regrette que la demande de report du Grand Conseil – finalement maintenu mardi soir sur les hauteurs de Erima-Arue – soit restée lettre morte.

Sans préjuger de la teneur des discussions qui auront lieu entre les deux premiers personnages du Tahoeraa, Edouard Fritch forme le voeu que cette cohésion retrouvée contribuera au succès du mouvement ainsi qu’au relèvement du Pays dont chacun attend que la relance économique soit synonyme de création d’emplois et de richesses. Et d’ajouter: « C’est également très important aux yeux des investisseurs étrangers… ».

Edouard Fritch a également coupé court à la rumeur qui laisserait entendre que son « camp » pourrait présenter une liste dissidente aux prochaines élections sénatoriales et ce, face aux deux candidats officiels -Teura Iriti et Vincent Dubois » – en qui le Grand Conseil vient de renouveler tous ses espoirs. Maintenant, il regrette que la famille orange n’ait pas été réunie au grand complet pour débattre d’un sujet aussi important…

Enfin, le président Fritch n’a pas voulu s’attarder sur le passé et les raisons ayant conduit à ce début de schisme au sein d’une majorité ultra forte (38 élus sur 57). Certes, « nous nous sommes très peu vus… » depuis septembre 2014 mais lorsqu’il était au perchoir, de mai 2013 à septembre 2014, il en était également ainsi, a expliqué Edouard Fritch qui réfute par ailleurs toute critique selon laquelle il aurait « dérapé dans la mise en oeuvre du programme du Tahoeraa ».

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