Rentrée politique pour Heiura les verts

Par la voix de son secrétaire général, Jacky Bryant, le mouvement écologiste polynésien, Heiura les Verts, a fait sa rentrée politique.

 

Invité vendredi soir sur le plateau du journal de TéléPolynésie 1ère, le chef de file du parti a commenté l’actualité locale, critiquant au passage le bilan des 100 jours du gouvernement Fritch dressé en début de semaine.

A ses yeux, en effet, les résultats sont peu convaincants, notamment en terme de création d’emplois, avant d’affirmer que « la relance économique n’est pas au rendez-vous ».

Seule l’annonce du retour de l’Etat au financement de la PSG (Protection sociale générale) constitue, selon J. Bryant, « le seul point positif ». Mais la solidarité de la France à l’égard des Polynésiens ne suffira à sauver le système! Sur ce point, tout le monde s’accorde à dire qu’il faudra prendre d’autres mesures courageuses. Pour ne pas dire…douloureuses!

Sur ce point, Heiura les Verts semble reprocher aux élus comme aux fonctionnaires – sans le dire clairement – de ne pas cotiser à la CPS (Caisse de prévoyance sociale) contrairement à leurs homologues calédoniens affiliés à la Cafat. Aussi, J. Bryant appelle le président du Pays à s’engager résolument dans cette voie.

Mais le parti écologiste voit d’autres défis à relever. Comme, par exemple, la suppression de la CST (Contribution de solidarité) qu’il considère comme un « impôt injuste » et surtout pénalisante pour les classes moyennes. Il préfère de loin l’instauration d’un impôt sur le revenu. Regrettons seulement que ce discours n’a pas trouvé d’écho favorable durant le Taui, dix longues années durant lesquelles « ses » amis indépendantistes, sous la présidence d’Oscar Temaru, avaient toute latitude pour bâtir une nouvelle société. On a vu le résultat…

Enfin, Jacky Bryant s’est joint à l’ensemble des Polynésiens pour rendre hommage aux familles endeuillées ces jours-ci en métropole à la suite de l’attentat terroriste perpétré contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, puis des deux prises d’otages perpétrées en région parisienne. Mais il n’oublie pas que la Polynésie française a également connu des heures sombres lors de l’affaire dite du « Bûcher de Faaite » qui s’était soldé par sept victimes dans un contexte extrême de fanatisme religieux.

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