Renvoi du procès de Georges Tron

La cour d’assises de Seine-Saint-Denis a décidé, vendredi 15 décembre, de renvoyer le procès de Georges Tron et de son ex-adjointe à la Culture, Brigitte Gruel.

La demande de renvoi avait été formulée par les avocats de la défense. Pendant l’audience, le président de la cour a été vivement critiqué pour son ton brusque à l’égard des femmes qui accusent Georges Tron de viols.

« Le rôle de la justice est de comprendre, de punir ou d’acquitter mais pas de replacer les victimes dans des situations traumatiques », a dénoncé Raphaëlle Rémy-Leleu, porte-parole de l’association Osez le féminisme, invitée de franceinfo.

franceinfo : Avez-vous un sentiment de gâchis après ces journées de procès ?

Raphaëlle Rémy-Leleu : J’ai un immense sentiment de colère. Comment peut-on avoir encore un juge qui malmène des femmes ainsi ? Ce juge explique lui-même qu’il aurait aimé qu’une femme soit juge. On aurait juste aimé qu’une personne formée soit capable de juger une affaire de viols. C’est absolument délirant. C’est la preuve du fossé immense qu’on a entre les déclarations de la justice qui nous dit que les personnels sont formés, et la réalité de ce qui se passe dans les salles d’assises. On s’en rend compte parce que cet agresseur [présumé] est connu, parce que son avocat est connu. Il faut imaginer des dizaines de (…)

Source: Yahoo Actualités

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