Retour de l’Etat au financement du RSPf: « A moment donné, il faut décider… » lance le président Fritch

Depuis 9h, ce matin, les représentants à l’assemblée de la Polynésie française sont réunis à Tarahoi pour débattre autour du dossier RSPf et en particulier, du retour de l’Etat au financement du régime de Solidarité polynésien.

 

Avant d’entamer l’étude du rapport présenté par Gilda Vaiho (lecture en cours), le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, a prononcé une allocution solennelle pour rappeler aux élus les enjeux de ce dossier.

Au terme de longues négociations, l’Etat se propose en effet de contribuer au RSPf à hauteur de 1,4 milliard de Fcfp par an, au cours des trois prochains exercices; contribution à laquelle il faut ajouter la prise en compte du traitement sanitaire des malades à Paris, soit une économie supplémentaire pour la CPS de 700 millions de Fcfp.IMG_5085

En contrepartie, la Polynésie française s’est engagée à prendre un certain nombre de mesures parmi celles (66) figurant dans la « boite à outils » contenue dans le rapport de l’Igas. Mais Edouard Fritch a précisé, une fois de plus, que « le gouvernement garde bien la maîtrise du dossier RSPf (…) Nous sommes bien à l’origine de la rédaction de la convention » liant l’Etat et le Pays.

Pour autant, le chef de l’exécutif local a mis en garde les représentants contre toutes « modifications intempestives » qui seraient de nature à bouleverser le partenariat mis en place. « En tant que bailleur de fonds, il est normal que l’Etat ait quelques exigences… » a encore déclaré le président.

Aussi, après avoir accepté de sortir de la convention les références à l’impôt sur les transactions ou encore à la convention d’entreprise de la CPS, le gouvernement dit stop! Raison pour laquelle des amendements vont être présentés en séance pour « recaler le texte » conformément aux accords pris avec les ministères parisiens, a indiqué Edouard Fritch. Et d’ajouter: « Je ne suis pas un autonomiste frileux qui abdique devant l’Etat (…) cette dernière mouture de la convention constitue un bon accord qui préserve les intérêts du Pays et qui rassure l’Etat (…) ».

En conclusion, le président du Pays a exhorté les élus à « bien peser le sens et les conséquences » de leur vote (…) Vous ne votez pas pour ou contre le gouvernement, pour ou contre Edouard Fritch. Ne vous trompez pas d’enjeux… » avant d’assurer que « refuser cette contribution équivaudrait à un arrêt des échanges avec les ministères parisiens concernés ».

 

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Une pensée sur “Retour de l’Etat au financement du RSPf: « A moment donné, il faut décider… » lance le président Fritch

  • 3 avril 2015 à 13 h 52 min
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    Fritchre ! Je lis bien « En contrepartie » ? Mais alors, adieu veau, vache, cochon, couvée, ô-to-no-my, sinon pan-pan cul-cul hohohohoh rollstahiti@gmail.com

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