Retraite: le Sdiraf continue de secouer le cocotier…

Dans une nouvelle lettre ouverte que nous publions ci-dessous, le président du Sdiraf, Emile Vernier, tente de mobiliser les retraités actuels et futurs sur la réforme attendue du système.

Cette semaine, le gouvernement a organisé des ateliers thématiques pour lancer les réformes sur la PSG. On le sait, ces réformes sont plus que nécessaires. Elles auraient dû être faites depuis des décennies. Les décideurs politiques comme syndicaux n’ont pas eu le courage de les faire. Et la population risque donc de payer ce manque de courage et de vision, malgré tous les rapports ou audits inquiétants publiés depuis 1980.

En 2017, la chute financière de la maladie a été plus ou moins freinée avec « seulement » un peu plus d’un milliard de déficit par an, quand on a connu près de 8 milliards de déficit par an. Le problème de la maladie, c’est que nous sommes une population qui vieillit et qui augmente chaque année qui passe. Aussi, on peut affirmer que les dépenses maladie ne peuvent pas diminuer, sauf à accepter l’inacceptable : une diminution de la qualité et de l’offre de soins. Pour que les polynésiens aient une espérance de vie située entre 75 et 80 ans selon qu’on soit un homme ou une femme, il faut bien que notre système de santé ait été d’un bon niveau de performance depuis les années 60.

En ce qui concerne la retraite du RGS de la CPS, celle-ci a été créée en avril 1968. En 1987, les décideurs ont « décidé » de passer d’un système par points à un système par répartition. Ces décideurs en ont profité aussi pour passer la retraite anticipée possible de 55 à 50 ans et de mettre un abattement de 1% par an, entre 50 et 60 ans sans les 35 ans de cotisations. Et sans le savoir, ces « décisions » ont jeté les bases d’un gigantesque problème dont nous avons tous hérité, sans le savoir finalement.

En 2017, la retraite du RGS de la CPS, c’est entre 4 et 5 milliards Fcfp de déficit par an. La retraite est en déficit, par milliards, depuis 2009. Pour le moment, mais plus pour longtemps, ce sont les réserves liquides qui permettent à la CPS de payer les pensions à niveau. En effet, on ne voit pas, malgré les difficultés financières, de grosses diminutions de pension, sauf en cas d’augmentation de taux de cotisations ou de CST. Les retraités peuvent donc se dire que tout va bien, que les pensions sont payées, et qu’il n’y a pas le feu dans la demeure CPS.

Et les syndicats de salariés ajoutent encore à cette situation complètement faussée en exigeant du gouvernement de ne pas toucher à la retraite. Après avoir obtenu du ministre de ne pas travailler sur la retraite mais sur la maladie (pourtant plus de 4 milliards contre 1 milliard de déficits), ils ont boycotté les ateliers montrant ainsi leur mépris des salariés qu’ils sont pourtant censés défendre, sauf A TIA I MUA qui était bien présent. C’est grave quand même.

Bien sûr que nous travaillons pour les retraites d’aujourd’hui, mais nous travaillons aussi pour les retraites de demain, pour que les jeunes, quand ils arriveront à leur tour à la retraite, puissent bénéficier d’une retraite décente.

Il y a plus de 30 000 retraités bénéficiaires de la CPS. Où sont-ils ? Qu’attendent-ils pour se regrouper, pour faire entendre leurs attentes, leurs besoins, leurs souffrances pour beaucoup d’entre eux ?

Ce lundi 27 février 2017, le Sdiraf invite ceux et celles qui le souhaitent à une rencontre d’informations sur la retraite de la CPS. Cette rencontre aura lieu à partir de 18h30, dans le fare artisanat à la mairie de Faa’a. Ce sera l’occasion de faire le point sur la retraite et de parler de ce qui attend les actuels et les futurs retraités à très court terme.

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