Retraite (tranche A): dès 2010, la sonnette d’alarme avait été tirée…

Commentaires du président du SDIRAF, Emile Vernier, concernant les problème rencontrés par le régime de retraite pour la tranche A.

C’est le 1er avril 1968 que le régime de la tranche A a été mis en place à la CPS. Pour y cotiser, il faut être salarié.

Dès le début, les conditions de départ à la retraite ont été très favorables, puisque de nombreux cotisants n’avaient pas payé de cotisations avant 1968. A cette époque là, de plus, l’espérance de vie n’était que de 62 ou 63 ans, contre presque 80 aujourd’hui.

Bien sûr aussi, les premières pensions versées étaient très faibles et les besoins de financement n’étant pas importants, es cotisations fixées étaient minimes.

Le régime a commencé à engranger des milliards de Fcfp au fil du temps, avec des rentrées somme toute importantes malgré la faiblesse des cotisations et des charges peu importantes (faible nombre de retraités, montant de pensions faibles).

Et puis l’année 2003 est arrivée. Cette année est importante car elle marquait les trente-cinq ans de vie du régime de retraite, nombre d’années nécessaires, inchangé malgré les conditions) pour que tout salarié ayant commencé avant ou en 1968 puisse partir à la retraite à taux plein et quel que soit son âge.

A partir de là, les choses ont commencé à changer. Les cotisations avaient peu augmenté, mais les charges ont commencé à exploser et cela s’est retrouvé dans les résultats de fin d’année avec encore des excédents, mais très souvent inférieurs au milliard. C’est aussi à partir des années 2000 que les actuaires ont commencé à parler d’une fin des réserves de la retraite à l’horizon 2020, sans que cela n’émeuve plus que ça les responsables.

Et puis à partir de 2009, Patatras. Avec la crise économique très importante et les pertes d’emplois, avec aussi des décisions plus que douteuses comme la mise en place de Te Autaeaeraa en 2006, avec en plus le non respect du gouvernement de ses obligations, les résultats de fin d’année ont commencé à devenir structurellement et de plus en plus fortement déficitaires.

Dès 2010, le président du CA du RGS de la CPS de l’époque, Moana Tatarata de A Ti’a i Mua, avait beau tirer la sonnette d’alarme, annonçant une fin des réserves « dans 2 ou 3 ans si rien n’était fait », rien n’ a été fait ou trop peu, devant le blocage initié déjà par les mêmes syndicats qui veulent imposer leur incompétence au gouvernement aujourd’hui.

On le voit bien, les problèmes de la tranche A de la retraite, qui concerne l’ensemble de la population – sauf il faut le signaler les élus – ne datent pas d’aujourd’hui.

Depuis des dizaines d’années, les spécialistes, rémunérés par nous, ont tous dit ce qu’il fallait faire et ne pas faire. Les responsables n’en ont pas tenu compte. Ils savent mieux eux, que ces spécialistes.

Finalement, la fin des réserves est pour l’année prochaine, avec pour conséquence une impossibilité pour la CPS de garder les pensions, toutes les pensions, au niveau actuel. Bien évidemment, les retraités ne peuvent pas accepter une telle situation. On leur a demandé de cotiser, pour plus tard, toucher une retraite. Et l’incompétence des responsables leur baisserait leur pouvoir d’achat. Inacceptable.

Le montant de la retraite tranche A est lié à la durée de cotisations, au montant du salaire et à l’âge du cotisant. Impossible donc de toucher à cette pension, de la baisser, sauf à mettre en place une cotisation exceptionnelle. Un tel accord dépend bien sûr du niveau de prélèvement.

Bien sûr, la tranche A est une retraite par répartition intergénérationnelle, c’est à dire que ce sont les actifs (salariés) qui financent les pensions de retraite.

Le problème est tout autre en ce qui concerne la tranche « Tranche B ». Il en sera question dans un prochain billet.

Bon courage. Ne vous laissez pas entraîner sur une pente que vous regretterez d’avoir prise demain.

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