Retraites CPS: les réserves liquides épuisées « dans un peu plus d’une année »

Telle est l’annonce fracassante faite ce matin par le ministre des Finances, Nuihau Laurey, interrogé à l’assemblée sur le sujet d’actualité qu’est l’équilibre financier du Régime de solidarité territoriale (RST).

 

La question est venue d’une élue du Tahoeraa, donc des propres rangs de la majorité territoriale, à savoir Elise Vanaa, qui souhaitait obtenir davantage d’informations sur un probable retour de l’Etat au financement de cette caisse accueillant les plus démunis (80 000 assujettis) de la population polynésienne.

Une question qui « rejoint d’ailleurs le nécessaire débat sollicité par beaucoup au sein de cet hémicycle sur l’évolution de notre PSG (Protection sociale généralisée) et les conditions d’une réforme malheureusement retardée depuis de nombreuses années par de nombreux gouvernements », a indiqué en préambule le « Grand argentier ».

Sur le RST en lui-même, la problématique est simple: d’une part, il faut baisser les charges de ce régime; d’autre part, il faut accroître les recettes.

Sa conclusion est cinglante mais elle a le mérite d’être claire: « Les mesures qui doivent être prises pour responsabiliser chaque citoyen sont impopulaires bien évidemment, mais nécessaires ». Et de citer en exemple la décision prise en 2010, sous le gouvernement Tong Sang avec Edouard Fritch comme VP, de remonter le ticket modérateur de 20 à 30% et celle d’instaurer un ticket modérateur de 5% pour la longue maladie.

Concernant les recettes et indépendamment des discussions menées à Paris pour que la Solidarité s’applique à l’ensemble français, Nuihau Laurey fait preuve, là encore, de réalisme en déclarant: « Ne nous leurrons pas, l’Etat dont la Sécurité sociale connaît un déficit abyssal (2400 milliards de Fcfp attendu pour 2015) ne viendra pas à notre secours chaque année ».

Notre système de retraite n’est pas en meilleur état! La Polynésie compte aujourd’hui 2 actifs pour financer un retraité. 31 000 pensionnés génèrent, à eux seuls, une dépense de 40 milliards de Fcfp, en progression de 1,5 milliard Fcfp chaque année. Raison pour laquelle le n°2 du gouvernement a parlé « d’agonie ».

Aussi, le vice-président a annoncé avoir signé « une lettre de cadrage budgétaire des différents régimes de la CPS » pour le prochain exercice, avant d’ajouter: « Le temps des mesures difficiles est venu. Et nous devons les prendre ensemble ou voir sombrer ensemble notre PSG ».

 

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