Salon de l’agriculture: miser sur les produits transformés avec un label bio

 

Le ministre des Ressources primaires, Tearii Alpha, était, samedi, au Salon international de l’agriculture, porte de Versailles, à Paris.
Il a, en premier lieu, assisté à un colloque, en présence du président de la République, François Hollande, ayant pour thème « quel enseignement agricole en 2025 ? », puis s’est rendu sur le stand de la Polynésie française où il accueilli Ericka Bareigts, ministre des Outre mer.

Au terme du colloque, le président de la République est allé au-devant de Tearii Alpha, entouré d’Yvette Temauri, présidente de la Chambre d’agriculture et de la pêche lagonaire, et du député Jean-Paul Tuaiva. François Hollande lui a fait part du soutien de l’Etat suite aux dernières intempéries en Polynésie, avant de remercier le gouvernement polynésien pour l’accueil réservé à la ministre des Outre mer.

Le ministre des Ressources primaires a rejoint, ensuite, le pavillon 5 abritant les collectivités ultramarines et notamment la Polynésie française. Son très beau stand « Tahiti et ses richesses » abritera jusqu’au 5 mars des représentants du ministère du Développement des ressources primaires, de la chambre d’agriculture, de l’Epic Vanille et de nombreux exposants : Pacific Natural Product, Teava Rurua, Hotu Vanilla, Pacifique sud Ingredients, Heiva, Mana’o Tahiti, Tamure dream, la parfumerie Tiki ou encore le domaine de Pari Pari.

Tearii Alpha a tenu à les saluer : « Il faut remercier les exposants qui viennent de Tahiti, les maisons familiales rurales et son président Temauri Foster, et les enseignants et élèves de Tubuai et Tahaa venus exposer les produits propres au MFR. Remercier aussi la chambre d’agriculture et de pêche lagonaire, sa présidente Yvette Temauri qui est la coordinatrice de ce stand polynésien. Remercier aussi l’Epic Vanille de Tahiti qui vient présenter la vanille et quelques produits dérivés ».

Un label biologique

Le ministre a indiqué qu’une telle opération de promotion n’était pas facile à organiser. Dans son esprit, l’idéal serait qu’à l’avenir la chambre d‘agriculture et la chambre de commerce travaillent de concert pour les prochaines éditions. « Mais nous sommes déjà fiers de voir représentée la Polynésie. C’est un stand qui est très visité », s’est-il réjoui. 

Si les visiteurs n’ont pu que percevoir le potentiel d’exploitation des produits exposés, le ministre croit en la valeur de produits transformés avec un label biologique, « car on fera la différence facilement par rapport aux autres », a-t-il précisé.

Face à la concurrence, la Polynésie doit s’organiser et être unie : « Ici à Paris, il faut présenter le produit polynésien qui va toucher le consommateur français et européen. Si l’on veut demeurer durablement en lien avec le consommateur français et européen, il faut passer par les grossistes, les filières organisées comme Rungis, Eurovanille ou d’autres intermédiaires spécifiques à chaque filière. Pendant longtemps, on a voulu vendre sur l’image. Aujourd’hui, il faut opter pour la qualité et une stratégie marketing qui va nous permettre de durer. Vendre que sur l’image, à mon avis ne suffira pas dans les prochaines années », a affirmé le ministre des Ressources primaires.

Ericka Bareigts : « un stand magnifique »

En fin de matinée, Tearii Alpha a accueilli Ericka Bareigts, ministre des Outre mer, sur le stand, où elle a pu apprécier une danse du groupe Tamahura, où évoluent des étudiants polynésiens de Montpellier. Elle y a aussi rencontré le chef Teheiura Teahui et goûté, avec plaisir, la plupart des produits. « Sur ce stand j’ai vu beaucoup de diversité, de qualité, que ce soit sur le monoï, le café, la vanille ou sur le rhum », a-t-elle indiqué.

La ministre des Outre mer a noté que la Polynésie était présente sur des marchés de niche et que la labellisation des produits polynésiens était un véritable enjeu : « C’est une démarche, longue, compliquée, mais il faut la faire. Je crois que le Pays a engagé ces procédures. C’est long mais cela protège de ceux qui seraient tentés de contourner certaines règles et de dévaloriser les produits de Polynésie ».

Elle a dit don plaisir d’avoir pu visiter « ce beau stand, magnifique ». « Une grosse présence. Quand on connaît la distance entre Tahiti et Paris, c’est un investissement important mais c’est le bon investissement qu’il faut faire car aujourd’hui, c’est là où il faut être. Et la Polynésie est très très bien représentée. J’ai vu de belles choses et je sens bien que le territoire est bien engagé sur ses productions vanille, rhum, monoï et tout le reste », a-t-elle souligné.

Chaque jour, jusqu’au 5 mars, de 9h à 19h, les exposants mettront en avant plusieurs univers : le coprah et ses produits dérivés, la vanille de Tahiti, le fruit de l’arbre à pain, ainsi que les produits fruitiers, vivriers et transformés (boissons, etc…). Des pauses gourmandes seront proposées tout comme des dégustations de gâteaux à base de farine de l’arbre à pain ou encore des salades de fruits. Tout cela, dans une ambiance très conviviale, aux sons des ukulele.

Communiqué du gouvernement

Télécharger l'article en PDF

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En naviguant sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir +

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close