Semaine de lutte contre la consommation excessive de sel du 16 au 20 mars 2015

L’hypertension artérielle (HTA) est un des enjeux de santé prioritaires en Polynésie française. Elle peut provoquer des dégâts potentiellement importants sur le cœur, le cerveau et les reins si elle n’est pas diagnostiquée et surveillée. Les complications telles que l’insuffisance cardiaque, l’accident vasculaire cérébral ou l’insuffisance rénale sont responsables d’un grand nombre de décès et entraînent des soins coûteux pour la personne et de lourdes dépenses de santé pour l’assurance maladie.
Les facteurs de risque de l’HTA sont liés aux comportements et aux modes de vie. Il s’agit notamment du tabagisme, des mauvaises habitudes alimentaires, la consommation excessive de sel, la sédentarité, l’obésité et la consommation nocive d’alcool.

L’HTA est fréquente en Polynésie française. Selon l’enquête Santé 2010 de la Direction de la Santé, 27% des adultes souffrent de cette maladie. Et dans le monde…
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), un adulte sur trois dans le monde est atteint d’HTA, affection responsable de près de la moitié des décès par accident vasculaire cérébral et cardiopathie.

L’un des objectifs du plan d’action mondial de lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 est de réduire de 25% la prévalence de l’HTA. La réduction de la consommation du sel est un des objectifs nutritionnels pouvant y contribuer. Ainsi, dans le Pacifique, la mise en place de mesures visant à réduire de 30% la consommation de sel des habitants d’ici 2025, a été préconisée. L’OMS préconise une consommation journalière maximale de 5g de chlorure de sodium.

La campagne mondiale en 2015 sur le thème « le sel et les enfants »

Menée depuis 2005 par l’organisme WASH (World Action on Salt & Health), elle cible cette année, les restaurants scolaires et d’entreprises, ainsi que les industries agroalimentaires qui s’engagent à lutter contre la consommation excessive de sel. WASH est un groupe d’experts mondiaux venant de 95 pays, créé en 2005, dont la mission est d’améliorer la santé des populations grâce à une réduction progressive de la consommation de sel. WASH encourage les entreprises alimentaires multinationales à réduire le sel dans leurs produits. Ellepropose aux gouvernements la mise en place d’une stratégie pour l’ensemble de la population.

L’objectif global est de parvenir à une consommation mondiale de sel réduite et conforme aux recommandations de l’OMS, en agissant sur la quantité de sel dans les aliments transformés et sur le sel ajouté pendant la cuisson et lors du repas.

Les actions en Polynésie française

Le ministère et la direction de la santé organisent une semaine de  sensibilisation à la réduction du sel du 16 au 20 mars en même temps que la campagne mondiale. Elle s’inscrit ainsi dans la continuité des actions à l’échelle internationale.

Le milieu scolaire fait l’objet d’une attention toute particulière concernant l’offre alimentaire proposée aux élèves. Depuis plusieurs années, un accompagnement est mis en place pour améliorer l’équilibre des repas servis à la cantine et la qualité nutritionnelle des denrées vendues dans l’enceinte des établissements.

Le milieu du travail est également une cible d’intervention en promotion de la santé puisque les salariés passent 8h par jour au sein de leur entreprise. La mise en place d’un environnement propice à la santé dans les lieux de travail est donc une étape incontournable pour l’amélioration de l’état de santé de la population adulte.

Les industries agroalimentaires jouent un rôle prépondérant dans la qualité de l’offre alimentaire aux Polynésiens. La conférence sur l’alimentation en 2013 a mis en évidence l’importance de sensibiliser les importateurs et les producteurs locaux pour que ceux-ci contribuent à l’effort  commun initié en faveur de la lutte contre les maladies non transmissibles.

L’action lancée en Polynésie française a pour objectifs :
– d’offrir aux élèves et aux salariés un repas sans sel ajouté et une information sur les dangers liés à une consommation excessive de sel
– d’encourager les industries agro-alimentaires locales à réduire la teneur en sel des aliments fabriqués ou commercialisés.

Auprès des élèves : participation des établissements scolaires du 1er et du 2nd degrés en proposant un menu sans sel ajouté mais riche en saveur grâce aux épices et aromates. Ce travail sera réalisé en collaboration avec les cuisiniers. En parallèle, les IDE scolaires seront  invités à organiser des actions avec les élèves de la thématique du sel. Cette partie sera réalisée en  partenariat avec le centre de consultations spécialisées en hygiène et santé scolaire. Dans les îles, les  cellules de santé publique assureront le relais de cette campagne avec les établissements scolaires  volontaires de leur zone.

Auprès des salariés :incitation des restaurants d’entreprises à proposer un menu sans sel ajouté lors de la campagne  Mise à disposition des salariés des outils d’information sur le sel et ses méfaits.

En collaboration avec les industries agro-alimentaires : proposition d’adoption d’une charte d’engagement volontaire de progrès nutritionnel par les
industries agro-alimentaires locales afin de diminuer la teneur en sel de leurs préparations.

(ex : http://www.sante.gouv.fr/les-chartes-d-engagements-volontaires-de-progres-nutritionnel.html)

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