Sénatoriales partielles: « Je ne suis pas contre l’Etat… » déclare Vincent Dubois

En marge de la réaction du président Flosse face à la crise interne qui secoue le Tahoeraa huiraatira, le candidat « officiel » aux sénatoriales partielles, Vincent Dubois, a voulu démontrer qu’il connaissait bien ses dossiers.

En brillant avocat qu’il est, c’est en effet une belle plaidoirie qu’a livré ce matin Vincent Dubois sur plusieurs sujets d’actualité.

Après le mitraillage politique en règle contre le camp Fritch, il annonce que « nos adversaires, ce ne sont pas Nuihau Laurey, Lana Tetuanui, ni Tauhiti Nena (UPLD)…mais plutôt la crise, le chômage ainsi que les difficultés des maires à exercer leur mandat ».

Comme nombre d’observateurs, Vincent Dubois a sa petite idée sur le retour de l’Etat au financement du RSPF et les conditions posées pour rétablir ce partenariat. Il a attendu l’examen, puis l’adoption de la dite convention par l’assemblée de la Polynésie française, pour confier ses impressions.

Son analyse est simple. En comparant le coût estimé de la prise en charge sanitaire des victimes des expérimentations nucléaires – soit la bagatelle de 54 milliards de Fcfp (source CPS) – et la participation attendue de l’Etat (1,4 milliard de Fcfp par an sur la triennale) au titre de la Solidarité nationale, « j’estime qu’il n’y a pas lieu à discussion ni à chantage », affirme l’ancien sénateur. D’autant que le « cadeau » du gouvernement central ne couvre pas l’intégralité du déficit annuel du régime qui se situe autour de 3,5 milliards Fcfp.

Et après 2017, comment fait-on ? s’interroge t-il, avant de lancer: « Cette convention est une véritable bombe à retardement. Tôt ou tard, nous devrons mettre en place une taxe sociale ».

Vincent Dubois va même plus loin dans sa comparaison chiffrée. Il prend l’exemple du RSA (Revenu de solidarité active) versé en métropole aux personnes sans-emploi. Le montant total de la fraude en 2013 a atteint 17 milliards de Fcfp. Aussi, en disant ça, « je ne suis pas contre l’Etat mais à choisir, j’irai toujours dans l’intérêt des Polynésiens ».

Et de conclure avec son franc-parler: « Si les grands électeurs souhaitent des sénateurs dociles…alors surtout, ne votez pas pour nous! »

 

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Une pensée sur “Sénatoriales partielles: « Je ne suis pas contre l’Etat… » déclare Vincent Dubois

  • 9 avril 2015 à 10 h 14 min
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    « Vincent Dubois va même plus loin dans sa comparaison chiffrée. Il prend l’exemple du RSA (Revenu de solidarité active) versé en métropole aux personnes sans-emploi. Le montant total de la fraude en 2013 a atteint 17 milliards de Fcfp. Aussi, en disant ça, « je ne suis pas contre l’Etat mais à choisir, j’irai toujours dans l’intérêt des Polynésiens ». »

    BRAVO Monsieur l’ex-sénateur d’avoir osé prononcer ces trois lettres « RSA » (bien sûr dans un sens négatif, mais bon d’avoir oser les sortir de ta bouche c’est déjà énorme). Et félicitation quant à l’intérêt de tes « Polynésiens » qui ne seront jamais des fraudeurs au RSA puisqu’ils en sont exclus hohohohohohoh

    Enfin, sur les 17 milliards vs les 1,4 milliards, tu fais bien de relever qu’en n’octroyant pas 513,88 euros mensuels aux 79 999 potentiels attributaires (puisque moi j’en suis allocataire, le seul sur 80 000 à ma connaissance)… l’Etat (sic) dont tu n’es pas l’ennemi (re-sic) (et comment l’Etat (sic) pourrait-il l’être à son tour vu les économies que tu lui permets de faire)… non seulement paye dix fois plus aux djihadistiques et autres étrangers au titre de la fraude, mais encore économise 80 000 x 513,88 x 12 mois de DROIT de RSA. BRAVO.

    Euh… si 17 milliards représente la fraude, combien représentent les allocations du RSA aux non-fraudeurs? hihihihihi rollstahiti@gmail.com

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