Tahiti Mahana Beach: améliorer la gouvernance et la méthodologie

Le conseil des ministres, dans sa séance du mercredi 15 avril, a adopté un arrêté qui consacre le souhait du président de renforcer et d’améliorer la gouvernance et la méthodologie pour la réalisation du projet Tahiti Mahana Beach.

En effet, le président de la Polynésie française s’est engagé, devant l’Assemblée, à tenir régulièrement informés les représentants de la majorité et de l’opposition de l’avancement du projet, par la constitution d’un comité de suivi du projet réunissant également les principaux partenaires institutionnels de la Polynésie française, à savoir l’Etat, la commune de Punaauia directement concernée, le CESC et la CCISM, en tant que représentants de la société civile.

Ce Comité de Suivi, présidé par le président de la Polynésie française, a pour mission d’apporter à l’ensemble des institutions, représentants élus et représentants de la société civile, une information transparente sur l’évolution du projet Tahiti Mahana Beach.

Cette information et cette transparence permettront une meilleure adhésion et préparation de l’ensemble des acteurs locaux pour l’aboutissement du projet et donc la conclusion des accords, la construction, la mise en œuvre et l’exploitation du projet. Par le même arrêté, le gouvernement a également créé un Comité de Projet chargé de réunir et coordonner l’action du gouvernement dans le cadre des prochaines étapes essentielles du projet, même si TNAD conserve la direction opérationnelle du projet.

La création de ce Comité de Projet, qui réunit les directeurs de cabinet des principaux ministères concernés, vise à coordonner et renforcer la méthodologie de travail du gouvernement pour la réalisation de ce projet, qui représente un enjeu majeur pour le développement de notre activité touristique et, donc, pour la relance de l’économie et la création d’emplois en Polynésie française.

En effet, le travail réalisé par le précédent gouvernement permet, aujourd’hui, de disposer de trois esquisses d’aménagements dont les dimensionnements induisent des impacts très différents, tant sur le plan financier, qu’économique ou écologique. Si une préférence a été exprimée à partir des projets architecturaux présentés, une procédure visant à identifier les investisseurs intéressés et à mesurer la viabilité économique des projets a été lancée et une première étape a été franchie par la remise de cinq dossiers de candidature dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) paru sur le plan international.

Ces dossiers sont en cours d’examen par la direction de TNAD et les experts économiques qui l’assistent (Groupement Ernst & Young / Egis Consulting / Horwath THL) sous l’égide du Comité de Projet. L’objectif est de définir, au plus tard fin mai 2015, la liste des investisseurs retenus en vue d’une négociation qui sera menée sur la base d’un cahier des charges établi par le Pays et selon une procédure de dialogue compétitif ; et de conclure un accord de principe avant la fin d’année 2015 avec le ou les investisseurs sélectionnés.

Le conseil des ministres précise également que le changement de direction de l’établissement TNAD décidé ce jour, s’inscrit aussi dans cette orientation méthodologique, puisque si l’établissement est en charge du projet Tahiti Mahana Beach, il est apparu nécessaire de nommer, par intérim, un directeur dont la principale mission sera de réorganiser et de restructurer l’établissement pour constituer une cellule grands Projets pour mener le projet essentiel que constitue Tahiti Mahana Beach, mais aussi pour assurer les missions complémentaires de l’établissement, telles que les missions de maitrise d’ouvrage déléguées pour le Pays et ses propres opérations d’aménagement et de gestion.

Enfin, le gouvernement souhaite rappeler que la procédure de déclaration d’utilité publique décidée la semaine dernière n’a pas pour objectif d’expulser la population, mais de pouvoir acquérir le foncier n’appartenant pas au Pays qui figure dans le périmètre de la zone de développement touristique prioritaire définie par l’ancien gouvernement. Ainsi, les populations qui occupent aujourd’hui le domaine public du Pays ne feront pas l’objet d’expulsions puisque le Pays travaille sur les solutions de relogement, et la procédure d’expropriation ne sera menée qu’avec les propriétaires fonciers dont les terrains représentent un intérêt vital pour le projet Tahiti Mahana Beach.

Ainsi, le gouvernement entend rappeler qu’il se dote de l’ensemble des moyens et outils nécessaires à la bonne conduite de ce projet de sorte que, dans les prochains mois, la conclusion d’un accord avec l’investisseur sélectionné soit l’assurance de la réalisation de ce projet et non un simple effet d’annonce.

 

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