Tearii Alpha rassurant sur la qualité des fruits et légumes consommés localement

 

Le ministre du Développement des ressources primaires, Tearii Alpha, accompagné du directeur de l’agriculture, Philippe Couraud, et du chef de cellule de recherche, innovation et de valorisation, Maurice Wong, a présenté, mardi, les résultats des campagnes d’analyses des résidus de pesticides dans les fruits et légumes, locaux et importés, réalisées par la Direction de l’Agriculture (DAG), dans son centre de recherche agronomique de Papara.

L’annonce publique des responsables d’un grand groupe de la place, au mois d’octobre, de retirer progressivement leurs approvisionnements auprès des agriculteurs locaux, a sérieusement, mis en doute la qualité des produits locaux, laissant ainsi supposer une utilisation abusive et incontrôlée des pesticides par les agriculteurs de Polynésie française.

De plus, le rapport de la Chambre territoriale des comptes (CTC) publié récemment, et relayé par les médias, a mis en avant une préoccupation, quant à une utilisation « intensive » de pesticides par les agriculteurs de Polynésie et a renforcé auprès de certains consommateurs un sentiment d’incertitude quant à la qualité des produits locaux.

Afin de mettre fin à ces doutes, les résultats comparatifs des campagnes d’analyses réalisés en juillet et août de cette année, sur les fruits et légumes, locaux et importés, ont été présentés.

Depuis 2012, des campagnes d’analyses sont menées, régulièrement, une à trois fois par an, par le centre de recherche agronomique, sur le taux de Limite Maximale de Résidus (LMR) présent dans les fruits et légumes locaux et importés, en fonction de la réglementation polynésienne (Arrêté du Conseil des ministres du 8 février 2009) mais aussi, européenne (Règlement du Parlement européen et du conseil du 23 février 2005 concernant les LMR). Ces réglementations définissent la liste des substances actives et des préparations commerciales de pesticides autorisées par la Polynésie, et par l’Europe.

La campagne d’analyse d’août 2017, a été réalisée sur 92 échantillons, dont 79 échantillons issus de produits locaux (salade, tomate, concombre, chou, pastèque, ….), produits par vingt-quatre agriculteurs, et treize échantillons issus de produits importés (salade, tomate, fraises, poire, pommes, raisin, …) .

L’analyse menée en fonction de la limite maximale de résidus par la réglementation polynésienne (LMR PF) démontre que 67% des produits locaux contiennent, aucun pesticide, contre 23% pour les produits importés, 29% des produits locaux, et 62% pour les produits importés, ont un taux inférieur à la LMR en Polynésie française, 4% des produits locaux, contre 15% des produits importés, présentent un taux LMR PF supérieur à la réglementation.

Ainsi, 96% des produits locaux peuvent être considérés comme conforme alors que le pourcentage total est de 85% pour les produits importés.

En fonction de la limite maximale de résidus par réglementation européenne (LMR UE), l’analyse démontre que :

  • 67% des produits locaux, contre 23% des produits importés, présentent aucun résidu.

  • 25% des produits locaux et 23% des produits importés ont un taux LMR UE inférieur à la réglementation

  • 8% des produits locaux, contre 54% des produits importés, présentent un taux LMR UE supérieur à la réglementation.

Ainsi, 92% des produits locaux peuvent être considérés comme conforme et 46% des produits importés peuvent être considérés comme conforme, selon la réglementation européenne.

Ces campagnes d’analyses démontrent, de manière pertinente, qu’une grande partie des produits locaux sont sains. De plus, elles permettent aux services concernés, de réaliser des fiches techniques adaptées afin d’accompagner les agriculteurs, pour une meilleure utilisation des produits chimiques.

Par cette présentation des analyses, le ministre du Développement des ressources primaires, Tearii Alpha, et le directeur de l’agriculture, Philippe Couraud, ont souhaité rassurer et lever les doutes sur les a priori des consommateurs quant à la qualité des produits locaux. Le ministère proposera ainsi, prochainement, un projet de loi Pays afin que les importateurs puissent garantir la qualité des fruits et légumes importés.

Communiqué du gouvernement

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