Territoriales: Edouard Fritch à coeur ouvert

Le chef de file du Tapura huiraatira, Edouard Fritch, est apparu, lundi soir sur les plateaux de TNTV et Polynésie 1ère, à la fois calme, serein et confiant dans l’avenir au lendemain d’une large victoire acquise aux élections territoriales.

Pas question pour le président sortant, candidat à sa propre succession le 18 mai prochain, de fanfaronner! Certes, il dispose dorénavant d’une véritable légitimité, à la tête d’une représentation de 38 élus à l’assemblée de la Polynésie française mais Edouard Fritch porte déjà le poids des lourdes responsabilités car dit-il, « aujourd’hui, il faut réussir ». Aussi, quand bien même son appel peut paraître démagogique aux yeux de ses détracteurs, il a déjà émis le voeu de « travailler ensemble », respectueux qu’il est des forces d’opposition Tahoeraa et Tavini.

Face aux allégations « d’irrégularités » ou de « clientélisme » lancées entre les deux tours par le leader du Tahoeraa, Edouard Fritch n’a pas de mots assez durs pour condamner de telles attaques en dessous de la ceinture qui ne visent qu’à « détruire ». Et de pointer au passage les contradictions du vieux lion s’agissant des « caisses du pays » qui, selon l’humeur de Gaston Flosse, sont tantôt pleines, tantôt vides. Toujours-est-il que « je n’utilise pas les moyens du pays pour faire ma politique! », a t-il assuré. 

Mais le futur 15ème président de la Polynésie française a visiblement hâte de tourner la page de cette campagne éprouvante aussi physiquement que moralement, pour pouvoir repartir du bon pied. A commencer par le dossier de la PSG (Protection sociale généralisée) à propos duquel les discussions seront reprises dés le 1er juin. Une chose est sûre: « Je ne reculerai pas… » a précisé Edouard Fritch. Les deux grands chantiers, Village Tahitien et ferme aquacole de Hao, sont également au coeur de ses préoccupations. La population peut également compter sur lui pour « tenir nos engagements », en l’occurrence sur le transport en commun gratuit en faveur des demandeurs d’emploi car pour les autres catégories d’usagers (personnes âgées ou étudiants), c’est déjà le cas.

Avant cela, Edouard Fritch va devoir « repenser » son gouvernement en fonction du programme électoral du Tapura. L’occasion pour lui de dire tout le bien qu’il pense de l’équipe sortante, « soudée et cohérente », dont le bilan a largement été vanté. A tout le moins, cette équipe sera « complétée » car, comme l’y autorise la loi organique, elle peut compter au maximum douze membres contre neuf actuellement. Quant à viser la parité, il s’agit là d’un exercice toujours très compliqué tant les profils requis ne courent pas les rues. Réponse donc le mercredi 23 mai pour découvrir le(s) nouveau(x) visage(s).

Quant à savoir qui succédera à Marcel Tuihani au « perchoir », des noms circulent en boucle (Teva Rohfritsch, Nicole Bouteau ou encore Jacqui Graffe de son propre aveu…) mais « ce n’est certainement pas moi qui vais décider », a expliqué Edouard Fritch. Une première rencontre avec les élus est programmée demain, mardi matin, puis dans le courant de la semaine prochaine pour désigner le candidat le plus consensuel possible. Tout en sachant que pour nombre d’entre eux, la perspective des Municipales dans deux ans (2020), autre test majeur pour les tavana du Tapura, risque de beaucoup les accaparer au détriment des travaux législatifs…

 

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