Territoriales: G. Flosse persiste à vouloir emprunter 250 milliards de Fcfp

C’est tout au moins ce qu’il a confirmé lundi soir lors du débat sur TNTV consacré aux prochaines élections territoriales.

Chacune des listes engagées dans ce scrutin des 22 avril et 6 mai prochains, a sa propre vision du développement touristique!

Pour le Tavini huiraatira, la clé réside dans la réalisation d’un deuxième aéroport international aux Marquises mais également dans le déblocage du verrou que constitue l’attribution des visas aux étrangers, compétence jalousement gardée par l’Etat. A en croire les indépendantistes, le simple fait d’être à seulement trois heures d’avion d’Honolulu permettrait d’attirer des centaines de milliers d’Américain en villégiature à Hawaii.

Le Tapura et le Tahoeraa, pour leur part, continuent de s’affronter sur le devenir du site de l’ex-Maeva Beach, celui où Gaston Flosse, alors président du Pays jusqu’en septembre 2014, avait rêvé d’y construire le Tahiti Mahana Beach, un complexe gigantesque de 3 000 à 4 000 chambres, soit l’équivalent de la capacité hôtelière totale du fenua. Il ne manquait que les investisseurs…et l’adhésion de la population.

Le projet a été entièrement revu par le gouvernement d’Edouard Fritch, en le réduisant à taille plus humaine. Aujourd’hui, on ne parle plus que de 1 200 à 1 300 clés et à l’issue d’un long processus d’appel à candidatures internationales, les lauréats devraient être désignés d’ici la fin de la semaine pour un démarrage progressif du chantier d’ici à fin 2018.

Dire que ce « gros » chantier réglera d’un coup de baguette magique le déficit de nos comptes sociaux, serait un nouveau mensonge. Mais il n’en demeure pas moins une belle opportunité à venir pour les entreprises du BTP d’une part, et les futurs salariés du secteur de l’hôtellerie-restauration d’autre part.

Pourtant, le futur « conseiller spécial » de Geffry Salmon ne l’entend pas de cette oreille, surtout depuis qu’il a rencontré un prince arabe d’Abu Dhabi, son éminence Suhail-Al-Dhaerhi, apparemment bien disposé à signer un chèque de 250 milliards de Fcfp pour laisser libre cours à des visions mégalomaniaques. Ce prêt tiré d’un « fonds souverain » n’est valable , bien entendu, que si le Tahoeraa huiraatira revient au pouvoir en mai 2018, a répété Gaston Flosse. Après moi, la dette pour les générations futures…, aurait pu ajouter le « vieux lion » loin de se soucier des conséquences budgétaires pour la collectivité.

Ce n’est pas faute d’avoir eu toutes les informations données en plateau par le vice-président du gouvernement, actuel grand argentier du Pays. A ce jour, la Polynésie française cumule un montant d’emprunts d’environ 86 milliards de Fcfp, ce qui représente pour le budget un remboursement annuel de 12 milliards de Fcfp. Imaginez le montant de l’annuité si, demain, était contracté un nouveau prêt de 250 milliard…?

Photo d’archives

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Une pensée sur “Territoriales: G. Flosse persiste à vouloir emprunter 250 milliards de Fcfp

  • 10 avril 2018 à 19 h 26 min
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    Il va encore nous mettre dans les dettes, nos enfants, petits enfants, etc vont devoir payer les dettes de ce mégalomane. Surtout faites attention.

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