Territoriales : ou comment trouver une bonne raison de ne pas aller voter…

Le micro-trottoir, diffusé il y a quelques jours sur l’antenne de TNTV, appelle quelques commentaires.

Combien seront-ils à ne pas aller voter les 22 avril et 6 mai prochains ? A chaque scrutin, ici comme ailleurs dans le monde, c’est le grand suspens du jour, voire l’inquiétude dans les états-majors, tant un sentiment défiance gagne du terrain vis-à-vis de la politique en général, et des élus en particulier. Toutes les raisons sont bonnes pour bouder les urnes.

Globalement, les citoyens disent n’attendre plus rien du gouvernement, quel qu’il soit, tout en reprochant paradoxalement à celui-ci de ne pas tenir ses engagements une fois élu. Il n’en reste pas moins les premiers à attendre, pour ne pas dire « à réclamer », une petite faveur…A l’instar de la première dame interrogée au micro qui justifie son refus d’aller voter « parce que quand on a besoin de travail, ils donnent pas ».

Un emploi, ça se mérite!

Nous serions tentés de lui dire de prime abord qu’un emploi « ne se donne pas » mais il se mérite ! Il découle d’une complexe alchimie mêlant niveau scolaire (diplômes), savoir-faire professionnel et savoir-être (ponctuel etc) dans la vie de tous les jours.

Plus sérieusement, aucun des trois grands partis en lice pour les Territoriales ne s’aventure à promettre un objectif de création d’emplois pour la prochaine mandature (2018-2023). Pour la simple et bonne raison que ce sont principalement les entreprises qui, par l’activité générée dans leur section, ont besoin de bras et de cerveaux. Et puis, on l’a bien vu par le passé, il suffit d’une crise internationale (2001 après les attentats du World Trade Center, puis 2008 avec les Subprime) pour que toutes les économies « s’enrhument », à plus forte raison la notre dépendante des transferts financiers provenant de la métropole.

Si la majorité sortante est attaquée par l’opposition sur la difficulté d’un grand nombre de familles polynésiennes à subvenir à leurs besoins, rappelons quand même que depuis septembre 2014, plus de 10 000 personnes ont retrouvé le chemin du travail, soit une augmentation de la masse salariale annuelle de 14 milliards de francs pacifique pour la Caisse de prévoyance sociale (CPS). Ce n’est certes pas suffisant mais l’effort doit être amplifié sur tous les fronts pour que la reprise économique profite à tous.

En attendant, certains se plaisent à « surfer » sur la vague de la moralisation politique pour espérer s’attirer les bonnes grâces de tous ces déçus de la politique. Les mêmes qui prétendent d’un côté ne rien promettre d’irréaliste, et de l’autre (extrait du programme du Tavini), fixer un objectif de 600 000 touristes à l’horizon d’une décennie, générant plus de 100 milliards Fcfp de retombées supplémentaires et 50 000 emplois potentiels. Pour accueillir tout ce beau monde, les mêmes encore, hostiles au béton et au goudron, voudraient rajouter (excusez du peu !)  « 3000 chambres sur Tahiti et autant sur les Marquises » dans la perspective d’un second aéroport à Nuku Hiva.

Alors oui, reconnaissons qu’effectivement à force d’entendre toutes ces belles paroles, parfois, on ne sait plus qui croire….

 

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Une pensée sur “Territoriales : ou comment trouver une bonne raison de ne pas aller voter…

  • 9 avril 2018 à 17 h 28 min
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    On a vu le tavini à l’oeuvre Et la catastrophe économique qui a suivi……. quant au Tahoeraa non découvre aujourd’hui qu’Emole Vernaudon le rejoint aujourd’hui !!! Entre lui et Flosse on est vraiment gâté en ce qui concerne les justiciables.
    Alors essayons de garder la tête froide et continuons avec celui qui a relancé le pays depuis quelques années, créations d’emplois, construction de logements sociaux, redressement des finances du fenua. Fritch et son gouvernement on fait plus dans ces dernières années que tous les autres.

    Répondre

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