Teva Rohfritsch: « Il faut rendre la parole aux électeurs »

Interrogé dimanche soir sur le plateau de Polynésie 1ère, le chef de file du parti autonomiste, A Ti’a Porinetia, et ministre de la relance économique, Teva Rohfritsch, a poussé un véritable « coup de gueule ».

 

Compte tenu de l’absence de majorité qui empêche le gouvernement d’Edouard Fritch de conduire les réformes nécessaires à la bonne marche du Pays, Teva Rohfritsch s’est dit « très inquiet » pour les semaines ou mois à venir. Et de confier à Natacha Szilagi: « Voilà une douzaine d’années que je suis engagé en politique, j’ai l’impression de revivre le même film! »  Rien qu’à son ministère, cinq ou six lois du pays seraient prêtes à être transmises à l’assemblée pour adoption mais dans le contexte actuel, « ce serait suicidaire » a conclu T. Rohfritsch.

Après les débats en début de semaine dernière sur le texte relatif à l’organisation du transport interinsulaire (maritime et aérien), le ministre de la Relance économique y voit plus que jamais « de l’hypocrisie politique et rien d’autres ». Sinon, comment comprendre que les élus ont passé près de deux heures sur l’ordre du jour des travaux de la séance…Car sur le fond, les enjeux sont énormes pour les populations éloignées.  « Les armateurs font ce qu’ils veulent, il faut que ça change », plaidait alors le ministre de l’Equipement, Albert Solia, en charge de ce dossier. En revanche, la compagnie Air Tahiti pourrait bien voir s’envoler la défiscalisation métropolitaine pour deux de ses appareils à hauteur de 850 millions Fcfp.

Alors que les autonomistes (hors Tahoeraa) sont en passe de se rassembler derrière Edouard Fritch – rendez-vous a été pris samedi prochain à la mairie de Pirae – Teva Rohfritsch estime qu’au rythme où l’instabilité gagne du terrain, « il faut rendre la parole aux électeurs ». « C’est mon avis personnel », a t-il ajouté soucieux naturellement de ne pas empiéter sur les prérogatives du chef de l’exécutif local.

Enfin, sur les projets économiques qui tardent à se matérialiser, le ministre a affirmé que le Mahana Beach et la ferme aquacole de Hao « suivent leur cours ».

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