Tourisme aux Marquises: tout reste à faire…

Dans la note expresse rédigée par l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM), relative au panorama des Marquises, un chapitre est consacré à la place qu’occupe le tourisme dans l’archipel.

 

En 2013, 10 831 visiteurs, soit 7% seulement du nombre total de touristes en Polynésie, se sont rendus aux Marquises. Les trois quarts ont débarqué par la mer, dans le cadre d’une croisière, d’où l’importance que revêtent les traversées à bord du du cargo-mixte Aranui.

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En moyenne, le navire a transporté 1804 passagers par an entre 1998 et 2010. Avec l’entrée en service de l’Aranui 5 au deuxième trimestre 2015, annonce l’IEOM, le nombre de passagers passera de 190 à 260 dans 106 cabines contre 66 actuellement. Objectif: générer 3000 croisiéristes par an.

Par ailleurs, entre 600 et 700 voiliers font escale aux Marquises chaque année, notamment grâce à l’organisation de régates

A terre, l’archipel compte deux établissements classés: le Hanakee Pearl Lodge sur l’île de Hiva Oa et le Keikahanui Pearl Lodge à Nuku Hiva, totalisant à eux deux trente-quatre unités d’hébergement. Cette offre est complétée par trente-deux pensions de famille, susceptibles d’accueillir 336 clients. Mais l’institut observe des coefficients de remplissage bien plus faibles que partout ailleurs sur le territoire, soit 38% dans l’hôtellerie internationale et 19% dans la « petite » hôtellerie.

Ce faible essor touristique, en dépit d’une notoriété ancienne que l’on doit en partie à des personnages comme Paul Gauguin ou Jacques Brel, a diverses causes: l’éloignement vis-à-vis de la capitale tahitienne, d’où la conséquence d’un coût élevé pour le transport aérien domestique, une desserte maritime irrégulière et la faiblesse des aménagements touristiques. Mais si la beauté naturelle des lieux, et sa préservation, constituent à elles seules une invitation au voyage…

Durant la période du Taui (entre 2004 et 2012), le président Oscar Temaru a maintes fois défendu l’idée d’un second aéroport international aux Marquises. Histoire de capter une partie de la clientèle qui se rend aux îles Hawaii toutes proches (4 heures d’avion) ou en provenance de la côte ouest des Etats-Unis, mais également pour installer une base-export dédiée à la pêche hauturière dans des eaux considérées comme très poissonneuses. En vain. L’Etat, pour sa part, n’étant pas convaincu par la rentabilité d’un tel investissement.Kokuu-Beach-Party-1-DSC01689

Heureusement qu’il y a le festival des arts des Marquises, organisé tous les quatre ans dans l’une des trois îles les plus peuplées, pour apporter un bol d’air économique à l’archipel avec toutes les retombées que cela suppose…

Sous l’impulsion enfin de la Codim, et dans la perspective (lointaine) de l’inscription de l’archipel au patrimoine mondiale de l’Unesco, un tourisme écologique et culturel pourrait voir le jour.

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