Toute la filière du coprah en danger

Au 39 ème jour de grève à l’Huilerie de Tahiti, les conséquences commencent à être dramatiques pour toute la filière du coprah.

C’est un véritable bras de fer qui est engagé depuis le début du mois d’avril entre d’une part la direction de la société, et d’autre part les employés en grève avec le soutien de la confédération CSTP-FO. C’est à celui qui craquera le premier…

Toujours est-il que le dernier round de négociation a encore échoué ce matin. En cause, trois revendications non satisfaites: l’octroi d’un treizième mois, le retrait des caméras de surveillance sur le site d’exploitation et enfin, l’extension des heures de nuit. Alors même que le personnel dispose déjà de conditions de travail plus que favorables.

« Nous sommes allés au bout de ce que nous pouvions faire… » a expliqué le patron de l’usine, Gérard Raoult, au sortir de la réunion. Une limite, y compris dans les capacités de stockage, que ne partage pas le secrétaire général du syndicat, Patrick Galenon, arc-bouté quant à lui sur l’obtention de nouveaux privilèges jugés indécents au regard de la situation des producteurs de coprah du fin fond des Taumotu-Gambier.

Une chose est sûre: la situation est grave, voire préoccupante. Quand bien même un accord serait trouvé demain, il faudra entre six mois et une année pour résorber le stock de matières premières accumulées dans différents hangars de Motu-Uta.

Quant aux professionnels oeuvrant en amont comme en aval de la filière, ils ont de quoi désespérer! Depuis le 11 mai, les armateurs ont pour instruction de ne plus collecter les sacs de coprah dans les atolls. Et pour cause, on ne saurait pas où les entasser…Ce qui signifie une absence de revenus pour la dizaine de milliers de famille qui vivent de cette activité subventionnée en grande partie par la collectivité publique.

Les éleveurs de bétail et de porcs en particulier sont également embarrassés par la pénurie de tourteaux, les obligeant du même coup à s’approvisionner en aliments importés à un coût bien plus élevé.

Seuls les industriels du monoi sont épargnés (pour l’instant!) par la crise sociale qui secoue l’Huilerie de Tahiti.

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2 pensées sur “Toute la filière du coprah en danger

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