Desserte aérienne de la Polynésie: le soleil brille pour tout le monde!

Hainan airlines depuis la Chine, ou encore French Blue en vue d’un possible Orly-Papeete via San Francisco, comme nous l’avons annoncé en primeur la semaine dernière, semblent les bienvenues en Polynésie française. Explications.

Dans une interview parue ce jour chez nos confrères de Tahiti-Infos, la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, annonce vouloir « montrer au monde que notre ciel n’est pas fermé ». Une déclaration de bon augure et qui est d’actualité, au lendemain même de l’arrivée d’une importante délégation de Hainan airlines et dans la perspective d’une implantation de la compagnie low-cost French Blue, filiale d’Air Caraïbes.

Tout le monde le sait: l’essor de la fréquentation touristique repose sur deux leviers: le transport aérien international, d’autant plus crucial pour une destination insulaire comme la notre au beau milieu du Pacifique, et la capacité d’hébergement du fenua. L’un ne va pas sans l’autre! Dans ces deux domaines, un accroissement de l’offre s’impose, ce qui signifie davantage de concurrence et donc, des tensions inévitables sur les prix. Mais sur ce dernier point, le pdg d’Air Tahiti Nui, Michel Monvoisin, a déjà exprimé ses réticences. Le 3 septembre 2016, en effet, il déclarait que « baisser le prix des billets d’avion ne ferait pas venir davantage des touristes ». Et de rajouter deux jours plus tard: « Nous ne sommes pas une destination low-cost ».

Tout cela reste aujourd’hui à démontrer…

Si le gouvernement est en quête d’investisseurs, étrangers comme locaux, pour réaliser de nouveaux ensembles hôteliers de gamme internationale (projet Village tahitien et son pendant sur Moorea), ce qui risque encore de prendre quelques années…il n’en oublie pas pour autant la bonne marche des pensions de famille et autres logements chez l’habitant; autant de petites structures indispensables à la vie économique dans les archipels éloignés. Or, « quand nous regardons les chiffres, nous nous rendons compte qu’elles sont à 30% de taux de remplissage (…) », a souligné la ministre dans son interview.

Autrement dit, ce type d’hébergement correspondrait parfaitement à la clientèle susceptible d’être acheminée par French Blue, libérant de surcroît des sièges d’avion sur les autres compagnies (ATN ou Air France) qui frisent le surbooking à certaines périodes de l’année. Au premier trimestre 2017, chiffres ISPF, les sept compagnies qui desservent la Polynésie française ont débarqué 65 270 passagers, soit 4,6% de mieux par rapport à 2016, pour un coefficient moyen de remplissage de 74,4%.

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