Très chères lunettes de soleil

Le marché explose et les groupes de luxe comme LVMH et Kering récupérent leurs licences afin de profiter de l’engouement.

En cette fin de matinée du 24 avril, Longarone, berceau italien de la lunetterie situé aux confins des Dolomites, est en fête. LVMH, le leader mondial du luxe, associé à Marcolin, fabricant de montures, inaugure en grandes pompes Thélios, une nouvelle manufacture ultra moderne. Sur l’estrade, Tony Belloni, le directeur général délégué du groupe français, accompagné du patron de l’usine Giovanni Zoppas, sont entourés d’un représentant de la province de Vénétie, bardé d’une écharpe tricolore rouge, blanche verte, de la commandante des carabiniers de Belluno, sanglée dans son uniforme cintré et du curé du bourg, venu bénir le lieu. Dans la salle, les invités cultivent une élégance à l’italienne avec un brin d’extravagance très « couture ».

Le marché explose

L’événement mondain est à la hauteur de la révolution qui se prépare dans le secteur de la lunette de soleil : après avoir sous-traité la production des montures de marque comme Céline, Fendi ou Dior à des industriels, LVMH a décidé de récupérer ses licences afin de développer en interne ses propres modèles. A l’image de Kering, propriétaire de Gucci et de Balenciaga, qui l’a fait en 2014. Et si les deux géants du luxe n’hésitent plus à consacrer des millions d’euros à cet accessoire, c’est parce que le marché mondial de la monture solaire -20 milliards d’euros de chiffre d’affaires-, explose. « De plus en plus à la mode, les solaires permettent de conquérir une nouvelle clientèle en quête de luxe accessible », estime Cédric Rossi, spécialiste de ce secteur chez Bryan&Garnier.

C’est un tournant stratégique. Pendant trente ans, les grands du luxe ont confié sans états d’âme la production et la gestion de leurs lunettes à des fabricants italiens comme Luxottica (le leader mondial des montures haut de gamme) pour Chanel, Bulgari, Dolce&Gabbana et Prada, ou comme Safilo pour Dior, Gucci et Fendi. La formule arrangeait tout le monde : les marques n’avaient ni la compétence technique ni l’envie de s’occuper d’un accessoire de…Lire la suite sur L’Express.fr

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Source: Yahoo Actualités

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