Un Casa à la rescousse pour une « évasan » sur Ua Huka

L’escadron de transport 82 « Maine » s’est posé pour la première fois à Ua Huka (île des Marquises) dans le cadre d’une évacuation sanitaire, relate le Commandement supérieur des forces armées en PF.

Le CASA de l’escadron de transport 82 « Maine » ne s’était encore jamais posé à Ua Huka, une île où la piste d’atterrissage ne fait que 755 m par 20. Des dimensions qui ne permettent pas d’avoir des conditions optimales de sécurité, et nécessitent de calculer finement les paramètres pour pouvoir redécoller. « La panne moteur pendant le décollage par exemple, qui d’ordinaire permet à l’équipage de prendre la décision de stopper la course de l’appareil, n’y est pas envisagée » explique le capitaine Raiarii, commandant de bord pour cette mission.

D’ordinaire, les équipages s’entraînent à l’approche sur cette île, sans toutefois s’y poser. Mais ce dimanche 26 août, en raison de l’indisponibilité d’autres moyens (les hélicoptères Dauphin N3+ du détachement de la 35F sont sollicités pour une autre évacuation médicale), le centre opérationnel de Tahiti met en alerte l’équipage du CASA.

L’équipage se concentre alors sur ce terrain de Ua Huka. Calcul des temps de vol, distances, plans de vol, … Il s’agit de vérifier les performances de piste et surtout bien calculer le carburant à embarquer et à ne pas dépasser. En effet, le terrain nécessite des paramètres précis de calcul d’emport de carburant.

La coordination avec le centre opérationnel des Forces armées en Polynésie française se fait en même temps pour optimiser le temps de préparation.

Le décollage s’effectue seulement deux heures après le déclenchement inopiné de l’EVASAN. Après 3h40 de vol, l’équipage arrive à destination et procède à une première approche pour déterminer le niveau du risque. Après la remise de gaz, il procède à l’approche finale et se pose en toute sécurité.

C’est un soulagement pour les habitants de Ua Huka et surtout pour le patient et l’équipe médicale locale, très heureux de voir l’avion militaire atterrir.

Après 45 minutes sur place, nécessaires au chargement de l’infortuné, c’est tout le savoir-faire des militaires qui est mis en jeu. L’équipage n’a pas le droit à l’erreur, en raison des limitations aux décollage imposées par la longueur de la piste. « Quelle que soit l’anomalie, insiste le pilote, la course au décollage ne doit pas être interrompue ». Le CASA s’élance, avale la piste et décolle finalement sans souci vers le terrain de Nuku Hiva afin de reprendre un peu de carburant pour poursuivre vers le Groupement aéronautique militaire (GAM) de Faa’a qu’il rejoint à 20h00. Le patient est pris en charge par le SAMU dès son arrivée et est transporté vers l’hôpital.

 

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