Un partout dans la « guéguerre » entre les camps Fritch-Flosse

A l’approche de l’examen du budget primitif du Pays pour l’exercice 2016, et toujours en l’absence de majorité stable, les camps Fritch et Flosse se rendent coups pour coups.

 

En réponse à la création d’une « commission d’enquête » à l’assemblée de la Polynésie française chargée de recueillir tous les éléments d’information relatifs à la réforme de la Protection sociale généralisée (PSG) et à tout ce qui touche à la fiscalité en général, le groupe Tapura Huiraatira avait introduit une requête en annulation devant le tribunal administratif de Papeete au motif que de telles investigations étaient susceptibles de porter une atteinte grave à l’équilibre institutionnel. La juridiction administrative a finalement rejeté l’argumentation de l’avocat Raoul Aureille. Quant au président de l’APF, Marcel Tuihani, proche du leader du mouvement orange, il s’est dit serein dans « la légitimité de la démarche entreprise » par le groupe Tahoeraa qui, sur ce dossier, semble parfaitement en phase avec l’UPLD d’Oscar Temaru.

Pendant ce temps, la recomposition de l’hémicycle se poursuit lentement mais sûrement! D’ici moins d’un mois, en effet, les « pro-Fritch » verront le nombre de représentants passer de 24 à 26 avec le retour des deux anciens ministres, Frédéric Riveta (agriculture) et René Temeharo (jeunesse et sports) qui ont accepté de démissionner. Ce jeu de chaise musicale se fera au détriment de deux tavana des îles: Evans Haumani (Moorea) et Fernand Tahiata (Tubuai) qui, aux dires du chef de l’exécutif local, n’ont pas joué le jeu dans l’action menée par le gouvernement en faveur de leurs administrés.

Le 27ème homme ne devrait pas tarder non plus à pointer le bout de son nez puisque deux médias de la place, Radio 1 et la Dépêche, ont confirmé ce matin (samedi) l’arrivée imminente de Charles Fong Loi, à la tête du Taatira no te hau. Interrogé par TéléPolynésie, le représentant proche de la communauté chinoise en Polynésie persiste encore à dire qu’« aucune décision n’a été prise à ce jour » mais que ce serait fait « très bientôt ». Et pour cause, comme d’autres élus dans l’ombre, il n’entend pas être tenu responsable de l’instabilité politique qui revient au galop alors que le Pays peine à relancer sa machine économique et surtout, la création d’emplois que tout le monde attend.

 

 

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