Une 10ème victime sur nos routes en deux mois: « stop » à l’hécatombe!

Dans un message adressé aux Polynésiens, le haut-commissaire, René Bidal, dit « stop » à l’hécatombe routière après une dixième victime, vendredi soir à Paea.

Hier soir, le conducteur d’une motocyclette de grosse cylindrée qui circulait sur la commune de Paea a perdu la vie. Ce dernier accident mortel porte à dix le nombre de victimes sur les routes de Polynésie française depuis le début de l’année, contre deux l’an passé.

Ce bilan est révoltant, car il s’inscrit alors qu’une mobilisation plus forte que l’an passé des gendarmes et des policiers a été décidée dès le 1er janvier ! Hélas, les forces de l’ordre ne peuvent pas corriger les consciences défaillantes de certains conducteurs.

Il y a des accidents qu’il est très difficile d’éviter mais, dans la grande majorité des cas, un mauvais comportement est en cause : arrêtez de boire avant de conduire, mettez vos casques, maîtrisez vos vitesses, respectez la réglementation…

La route n’est pas un terrain de jeu, les véhicules sont potentiellement des armes et certains, lorsqu’ils conduisent, ont toujours « le doigt sur la détente ».

Chers Polynésiens, je sais m’adresser à un peuple de foi, respectez la vie qui vous a été donnée et celle des autres, n’ayez pas des comportements irresponsables sur les routes. Dans les soixante derniers jours, dix familles polynésiennes pleurent la perte d’un être cher et souffrent durablement de cette banalisation de la mort sur la route.

Les jeunes de moins de 25 ans représentent plus d’un tiers des victimes et la consommation d’alcool ou drogue est également à l’origine d’au moins un tiers de ces accidents mortels. Aucune tolérance sur ces fléaux d’addictions ne sera de mise et toute incitation même insidieuse à la consommation de drogues sera combattue.

Les forces de sécurité qui, depuis le 1er janvier, ont contrôlé près de 300 conducteurs en état d’ébriété ou positifs aux stupéfiants, 431 conducteurs en excès de vitesse et 145 personnes circulant sans permis de conduire, ont désormais pour instruction d’accompagner leur constat de la plus sévère répression, car elle vous protège.

  • 12 janvier 2018 : un piéton est renversé par un automobiliste sur l’avenue Prince Hinoï. Les premières constatations permettent d’établir que la victime a traversé la chaussée hors d’un passage piéton, à un endroit peu éclairé.

  • 20 janvier 2018 : un piéton traversant la RDO est percuté par un automobiliste.

  • 23 janvier 2018 : au centre-ville de Taravao, un véhicule tente d’éviter un cycliste qui sort en « roue arrière » d’un parking, mais le renverse. Le conducteur du véhicule est positif au dépistage alcoolémie (0,87mg/l).

  • 1er février 2018 : à Moorea, un homme âgé de 44 ans, circulant en deux roues, empiète sur la voie venant du sens inverse et percute un véhicule. Le cyclomotoriste est porteur d’un casque mais non attaché.

  • 3 février 2018 : un homme de 52 ans, dont le véhicule a quitté la chaussée pour s’immobiliser sur le toit dans la rivière en contrebas, trouve la mort dans la vallée de la Punaruu à Punaauia.

  • 22 février 2018 : à Fakarava, 4 personnes sous l’emprise de l’alcool circulent à bord d’un véhicule de type pickup 4X4. Pour une raison indéterminée, un homme âgé de 26 ans qui se trouve dans la benne chute du véhicule en marche et heurte violemment la chaussée avec sa tête. La victime est tuée sur le coup.

  • 23 février 2018 : un homme âgé de 23 ans circulant en scooter sur la RT1 dans le sens Papeete/Papara, percute une voiture s’engageant sur la RT1 depuis une servitude située côté mer au niveau du PK 35.

  • 28 février 2018 : à Paea, un cycliste coupe la route à un véhicule circulant sur la RT1. Le conducteur ne peut éviter la collision avec le cycliste.

  • 1er mars 2018 : un piéton traversant la RDO dans le sens Punaauia/Papeete est percuté par deux véhicules. Il décède sur les lieux.

  • 2 mars 2018 : un conducteur de moto de grosse cylindrée perd le contrôle de son engin, sur la commune de Paea au niveau du PK 22, et effectue une sortie de route. Gravement blessé, le conducteur décède sur les lieux.

Mes pensées proches et compatissantes vont évidemment aux familles endeuillées, mais je ne peux pas chasser de mes réflexions les auteurs d’infractions, car ils vont garder toute leur vie la torture psychologique des remords, ressassant la faute qu’ils ont commise et qui a entraîné la mort !

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