Une garantie financière pour les pêcheurs de trocas

Le conseil des ministres s’est déroulé, ce mercredi, à la Présidence de la Polynésie française. Tous les ministres étaient présents autour du président Gaston Flosse, à l’exception du vice-président, Nuihau Laurey, et du ministre du Logement, Marcel Tuihani, tous deux en déplacement actuellement à Paris. Outre les dossiers évoqués ce jour, des premières discussions portant sur le budget 2014 de la Polynésie française ont eu lieu. En l’absence du porte-parole du gouvernement, c’est le ministre Tearii Alpha qui a conduit le point presse, accompagné de sa collègue Béatrice Chansin qui a également pu évoquer quelques dossiers spécifiques.

La campagne de pêche aux trocas qui devrait démarrer dans les mois prochains dans les communes des Iles du vent et des Iles sous le vent devrait permettre la récolte de centaines de tonnes de coquilles. Dans le cadre des autorisations de pêche, il revient à chaque commune de gérer l’exploitation de ses ressources.

Chacune d’entre elles dispose pour cela d’un comité de surveillance des espèces animales marines et d’eau douce, comité qui veille au bon déroulement de la pêche mais également de la vente des coquilles. C’est également ce comité qui sélectionne son acheteur sur la base d’éléments qu’il aura lui-même pré-définis : les quantités par qualité et le prix proposé par les acheteurs candidats sont évidemment déterminants dans les critères de sélection.

Afin de prémunir les pêcheurs et les comités de situation d’impayés qui pourraient survenir à l’issue de la pêche, il a été proposé d’instaurer l’obligation pour les acheteurs postulants de trocas de justifier, auprès des comités, d’une garantie financière au minimum égale au prix proposé pour le quota attribué par commune. Cette garantie financière se matérialisera soit par un cautionnement à consigner au Trésor public, soit par une caution obtenue auprès d’un établissement de crédit en Polynésie française.

Continuité du service d’oncologie au CHPF assurée

La ministre de la Santé, Béatrice Chansin, a fait le point sur la situation du service d’oncologie au Centre hospitalier de Polynésie française (CHPF). Elle a expliqué que la continuité du service était bien assurée. Sur les deux postes d’oncologues existants, la seule personne en poste actuellement ne souhaite plus exercer au CHPF, et ce après une période très difficile, le prédécesseur de Béatrice Chansin ne l’ayant pas soutenu et ayant même porté plainte contre elle.

La ministre a toutefois insisté sur le fait que tout est mis en œuvre pour trouver très rapidement un remplaçant à cette personne et même pourvoir le deuxième poste, avec le soutien notamment de l’Institut National de Cancer qui a relayé ces offres de poste auprès de nombreuses institutions de santé en métropole. Quant à la situation du CHPF dans son ensemble, un appel à candidatures doit être lancé prochainement pour la direction du Centre hospitalier et des concours seront organisés d’ici la fin de l’année pour les différentes catégories A, B et C, afin de régler le problème de précarité d’emploi dans lequel des agents du CHPF se trouvent, et ce, pour certains, depuis près de dix ans.

Comité régional de l’OMS : la Polynésie française invitée

 La 64ème session du comité régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le Pacifique occidental se tiendra du 21 au 25 octobre prochains à Manille, aux Philippines. La France est un Etat-membre de ce comité et, à ce titre, elle dispose donc d’un siège au sein de cette organisation. Depuis de nombreuses années, les représentants de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française assurent alternativement la tête de la Délégation française.

Cette année, c’est au tour de la Polynésie française de participer à cette grande réunion internationale. La dernière participation de la Polynésie française à ce comité régional de haut niveau remonte à trois ans, lors de la 61ème session du comité régional qui s’est tenue du 11 au 15 octobre 2010, à Kuala Lumpur, en Malaisie. Des thèmes importants tels que les priorités régionales de santé, les maladies non transmissibles, les maladies émergentes, la santé de la mère et de l’enfant ou encore les pathologies infectieuses et tropicales seront abordés lors de ce comité régional de l’OMS. Les comités techniques régionaux de l’Organisation mondiale de la santé permettent, par ailleurs, tant à des responsables de la Direction de la santé que de l’Institut Malardé de s’informer sur les grands programmes de prévention mis en place dans la région, qu’il s’agisse de lutte contre les maladies non transmissibles, de lutte contre la tuberculose, contre le SIDA ou la filariose. L’OMS contribuera également, tant sur le plan financier que technique, à l’organisation du prochain colloque sur la sécurité alimentaire qui se déroulera du 3 au 5 octobre prochains à Tahiti.

Un comité interministériel pour la politique sanitaire et médico-sociale

La ministre de la Santé, Béatrice Chansin, a présenté une communication relative à la définition d’une nouvelle politique sanitaire et médico-sociale en Polynésie française. Afin de bien prendre en compte les différentes implications de ce dossier transversal, qui concerne plusieurs secteurs et a des conséquences budgétaires importantes, la définition de cette nouvelle politique sera discutée au cours d’un prochain comité interministériel.

Intégration du CRDP à la DEP

Le ministère de l’Education a engagé une réflexion globale sur son organisation visant à améliorer l’efficacité et l’efficience de ses services. C’est dans ce cadre que le ministre, Michel Leboucher, a présenté une communication portant sur la dissolution du centre de recherche et de documentation pédagogique (CRDP) avec une reprise de ses missions, de son personnel et de son patrimoine par la Direction de l’Enseignement Primaire (DEP). Le statut actuel du CRDP, établissement public du Pays à caractère administratif, s’avère inadapté à sa mission actuelle.

L’intégration du CRDP à la DEP permettra aux différentes entités dépendantes de ces deux structures de travailler en véritable synergie sur des projets communs. L’expérience acquise par les agents du CRDP depuis 1977 et les différentes mutations de cet établissement par le passé a profité et continuera à profiter au système éducatif polynésien. Cette réorganisation fait suite à la fusion de la Direction des enseignements secondaires (DES) et de la Direction de l’enseignement primaire (DEP), mise en œuvre il y a quelques semaines, dans une logique de meilleure gestion des dépenses publiques.

Programme de régénération de la cocoteraie aux Tuamotu

Le ministère de l’Agriculture conduit actuellement un important programme de régénération des cocoteraies visant à la relance de la production de coprah et au renouvellement des plantations. Suite aux sollicitations des maires des Tuamotu, il est apparu urgent d’intervenir tout particulièrement sur les atolls de Hikueru, Napuka et Puka Puka. 9500 noix de coco ont ainsi déjà été livrées sur ces îles (2000 sur Hikueru, 4500 sur Puka Puka et 3000 sur Napuka).

Outre la livraison des noix, du matériel du Service du développement rural a également été affrété. Dès la réception, les associations de régénération de la cocoteraie ont entamé le travail de nettoyage et d’installation des pépinières de germination. La formation des membres de l’association sera effectuée par des agents du Service du développement rural mobilisés pour l’occasion. Le ministère prévoit également en parallèle l’installation d’un laboratoire d’élevage de tétrastichus sur Napuka afin de lutter contre le parasite du brontispa. Le ministre Thomas Moutame se rendra prochainement en mission sur place, afin de s’assurer du bon déroulement de ce programme de régénération. Il pourra ainsi contrôler l’avancée du travail des associations et superviser la formation de leurs membres par les agents du Service du développement rural.

Organisation de la « Fête du potiron »

 Il a été décidé d’attribuer une subvention de 200 000 Fcfp à l’association Papeete Centre Ville dans le cadre de l’organisation, les 25 et 26 Octobre prochains, de la 3ème « Fête du Potiron ». Cette association qui a pour but de dynamiser l’attractivité du centre-ville par des actions d’animation et de promotion, a décidé de reconduire pour la troisième année consécutive, l’organisation de cette manifestation qui a connu un franc succès lors des éditions précédentes. Diverses animations et activités gratuites, ouvertes à la population locale et touristique, et autour du thème du potiron, seront ainsi mises en place au centre Vaima et dans le quartier du Commerce. La « Fête du potiron » permet d’associer les commerçants de la ville et les acteurs du secteur primaire au travers de stands de présentation du métier d’agriculteur, de dégustation de produits à base de potiron, d’exposition vente de potirons par les agriculteurs et d’un concours du plus gros potiron. C’est au regard de l’intérêt que présente ce projet pour la promotion du secteur agricole que le ministère de l’agriculture a souhaité participer au financement de cette opération.

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