Une majorité d’oiseaux endémiques menacée de disparition

Sur les 39 oiseaux terrestres nicheurs que compte la Polynésie française, 29 sont endémiques de la Polynésie française ou orientale. Sur ce nombre, 20 sont menacés de disparition et classés selon les critères de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) soit en danger critique d’extinction pour 6 d’entre eux, en danger pour 7 autres et 7 sont vulnérables à l’extinction, peut-on lire dans le communiqué du conseil des ministres.

Cette diversité unique est très fragile mais elle contribue à l’originalité et à la beauté de notre Pays. La présence de ces oiseaux, outre le patrimoine biologique qu’ils représentent, est un atout touristique qui prend de plus en plus d’importance avec le développement de l’écotourisme et du « birdwatching », activité qui consiste à observer les oiseaux des sites visités et à les photographier.

Mais la plupart de ces oiseaux sont victimes d’une ou de plusieurs espèces exotiques, tant animales que végétales, devenues envahissantes. Afin de contribuer aux actions menées pour la protection de ces espèces, la Polynésie française soutient depuis plusieurs années les actions de la Société d’Ornithologie de Polynésie « Manu », notamment pour son programme de conservation concernant :

–          les Monarques de Tahiti et de Fatu Hiva en danger critique d’extinction mais dont les populations, après avoir enregistré un déclin dramatique, sont en cours de redressement ;

–          la Gallicolombe erythroptère, dont on connaît seulement trois populations et dont les effectifs sont d’environ 100 individus.

Cette année, l’association a également mené la restauration des atolls de Vahanga et Tenarunga (groupe Actéon, Archipel des Tuamotu).

Cette restauration comprend l’éradication des mammifères introduits, en particulier deux espèces de rat, pour la préservation de plusieurs espèces menacées, notamment la Gallicolombe erythroptère, en danger critique d’extinction, et le Chevalier des Tuamotu, en danger. Le coût de cette opération d’éradication a été mutualisé avec quatre autres îles des Tuamotu, pour un coût total d’environ 120 millions Fcfp, quasiment entièrement pris en charge par des fonds extérieurs (Europe, fondations privées, ONG, laboratoires privés).

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