Une modification des statuts du Tahoeraa « logique et de bon sens », selon G. Flosse

Réuni en conseil politique puis en grand conseil, le Tahoera’a Huiraatira a approuvé ce jeudi soir 23 avril 2015 à l’unanimité des membres présents, les modifications apportées à ses statuts. Afin de s’adapter à la situation nouvelle née des récentes dissensions internes, le parti a décidé d’adopter des mesures de nature à ramener la cohésion au sein des instances dirigeantes du parti.

 

Le premier point concerne le processus de validation des modifications. Afin de gagner en souplesse et en efficacité, il a été décidé de supprimer l’étape du conseil politique, puisque les membres de ce dernier sont de fait membres du grand conseil, ce qui revient à leur demander d’approuver deux fois consécutivement la même modification. Les modifications apportées au statut seront donc directement soumises à l’approbation du grand conseil, puis à la validation du congrès. En revanche, les actes du grand conseil seront exécutoires de plein droit, dans l’attente de la validation du congrès, puisque le congrès ne se réunit que tous les trois ans.

Le second point concerne la présence aux réunions des membres du conseil politique et du grand conseil. Sont membres de droit de ces deux instances, les membres du bureau politique, le président de la Polynésie française et les membres du gouvernement, les parlementaires nationaux et européens, le président de l’assemblée et les représentants du groupe. Depuis plusieurs mois des membres de droit boycottent régulièrement les réunions et contestent publiquement les décisions des instances dirigeantes sans y être présents. Afin de mettre un terme à cette situation dommageable à la cohésion du parti, Il a été décidé que les membres de droit qui ont manqué trois réunions de ces deux instances durant la même année sont considérés démissionnaires d’office.

Dans son intervention, le président du Tahoera’a Huiraatira, Gaston Flosse, a expliqué « qu’on ne peut pas être à la fois membre de droit des instances dirigeantes de notre parti, ce qui constitue une responsabilité et un honneur, et en même temps en être absent de manière répétée. On ne peut pas contester les décisions du conseil politique et du grand conseil publiquement, et en même temps boycotter les réunions et ne pas venir s’expliquer. Cette modification me semble logique et de bon sens. C’est une mesure saine qui place chacun devant ses responsabilités. »

Naturellement, les excuses pour des motifs majeurs sont recevables et elles seront examinées par le bureau politique. Les mesures votées ce jeudi 23 avril 2015 ne sont pas rétroactives et ne s’appliquent donc que pour les réunions à venir. Ne sont pas concernés par ces mesures, le président et le président délégué du mouvement qui sont directement élus par les militants lors du congrès, ainsi que le président de la Polynésie française.

 

 

 

 

 

 

 

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