Une semaine de rencontres à Paris pour le président Fritch

Le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, s’est envolé lundi soir pour Paris où plusieurs rencontres en haut lieu figurent à son agenda.

Son programme de visites dans la capitale commence, mercredi, par le ministère de l’Education nationale où le chef de l’exécutif local entend remercier personnellement Najat Vallaud-Belkacem pour son soutien lors des récentes intempéries qui ont frappé plusieurs communes de la zone urbaine de Tahiti.

Jeudi, Edouard Fritch entrera dans le vif du sujet avec le “fameux” dossier des Accords de Papeete actuellement en gestation. Selon nos informations, le projet de mouture polynésienne a été expédié en fin d’année dernière à Paris. Et depuis, plus rien…jusqu’à l’annonce de cette réunion de travail à laquelle devrait notamment participer Marc Vizy, conseiller spécial du Président de la République.

Cette question avait déjà été évoquée le 22 février dernier lors de son voyage officiel en Polynésie. Voilà ce le chef de l’Etat déclarait à ce sujet: “(…) Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames, Messieurs les élus, vous avez droit à réparation mais vous avez surtout droit à l’égalité. Dans la République, c’est l’égalité. L’égalité jusqu’au bout, l’égalité partout, l’égalité pour tous. Si nous sommes fiers d’appartenir au même ensemble, même si vous ici, vous voulez l’autonomie, vous avez l’autonomie, et vous voulez une autonomie qui puisse vous donner de plus en plus de responsabilités. Mais vous êtes attachés à l’idéal de la République et notamment à l’égalité.

L’objectif, c’est de garantir aux Ultramarins, quels que soient leur statut ou leurs conditions de vie, le même niveau que dans l’hexagone. Ce sera long pour y parvenir mais je veux qu’on puisse ouvrir cette perspective. J’ai confié à George Pau-Langevin mais aussi à Victorin Lurel cette mission, de rechercher l’égalité réelle entre les territoires. Une loi en fixera les principes et ils se déclineront territoire par territoire par des conventions.

Alors je vous propose, Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les élus, de travailler ensemble à ce qu’on pourrait appeler l’accord de Papeete pour le développement de la Polynésie française dans la République. Monsieur le président, vous avez utilisé cette formule en disant que vous étiez loin de l’hexagone. C’est vrai. Mais vous n’êtes pas loin de la France puisque vous êtes la France, puisque je suis en France”.

Si tant est que l’Etat et la Polynésie française s’accordent sur les termes de cette future convention-cadre, elle pourrait être signée avant la fin du mandat de F. Hollande, après passage obligé par le CESC puis par l’assemblée de la Polynésie française.

Vendredi enfin, le président Fritch doit s’entretenir avec le Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, puis avec la ministre des Outre-Mer, Ericka Bareight, qui elle même est attendue en Polynésie du 17 au 22 février. Retour prévu dimanche matin à Tahiti-Faa’a.

Photo d’archives

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