Vers la création d’un centre naisseur de porcelets en 2020

Le président Edouard Fritch ainsi que les membres de l’institut de recherche et de développement de la filière porcine (IFIP) se sont réunis ce mercredi afin de participer à la restitution de l’étude de faisabilité d’un centre naisseur pour cette filière.

La souveraineté alimentaire du Pays représente l’axe majeur de la politique agricole menée par le gouvernement. Dans le domaine de la production de viande locale, celle de porcs charcutiers (947 tonnes en 2015) couvre 31 % du marché total de la viande de porc. Le taux de couverture visé à l’horizon 2020 est de 50 %. Cet objectif se heurte, toutefois, à une productivité encore insuffisante dont l’une des causes est la présence dans la plupart des exploitations de la brucellose, maladie qui affecte les rendements de production.

Ce constat a conduit les acteurs de la filière à repenser le modèle d’élevage porcin en Polynésie française en segmentant la chaîne de production. La création d’une maternité collective est ainsi apparue comme une solution à la plupart des problèmes sanitaires, mais aussi économiques, rencontrés par les producteurs de porcs.

Le service public de l’agriculture a décidé d’apporter son soutien à ce projet de centre naisseur de porcelets.

Un centre naisseur, qu’est-ce que c’est ?

 Aujourd’hui, les exploitations assurent l’ensemble du cycle du porc, de la naissance à l’abattage. Le principe du centre naisseur consiste à séparer les activités de reproduction, des activités  d’engraissement.

Un centre naisseur représente ainsi la solution à des problèmes d’ordre :

–           sanitaire, en limitant les risques de contamination de groupes d’animaux de statut sanitaire et immunitaire hétérogène ;

–           technique, en concentrant les activités liées à la reproduction qui sont les plus exigeantes. Le centre permettra d’exploiter pleinement les animaux issus de la station d’amélioration génétique porcine du lycée agricole d’Opunohu Les éleveurs n’auront à gérer que les activités d’engraissement, moins complexes et moins contraignantes en temps et main d’œuvre ; et bénéficieront de porcelets sevrés, sains et de bonne qualité génétique;

–           économique, en limitant les coûts d’investissement (bâtiments) et de fonctionnement aux activités d’engraissement.

Un double partenariat Etat-Pays et public-privé

Le gouvernement a opté pour un projet de centre naisseur de 500 truies qui sera implanté sur une parcelle de 5 ha du domaine de Taravao. Le coût d’objectif du projet s’élève à 500 millions Fcfp sur lequel l’Etat est appelé à participer à hauteur de 50% dans le cadre du contrat de projet 2015-2020.

 La phase d’études de ce projet est conduite en partenariat avec un organisme spécialisé de métropole, l’institut de recherche et de développement de la filière porcine (IFIP) qui apporte une expertise d’un point de vue de l’aménagement du bâtiment, des impacts socio-économiques et environnementaux. Les ingénieurs de l’IFIP ont ainsi effectué une mission de collecter des données d’entrées début mars 2016.

Le bureau d’étude local titulaire du marché est la SPEED qui apporte ses compétences en matière d’aménagement et sa maîtrise des contraintes réglementaires spécifiques à la Polynésie française, contraintes nécessaires à la gestion du dossier.

L’objectif est de déterminer l’ensemble des éléments techniques et économiques à prendre en compte dans le respect des règles liées à la conduite de l’élevage, à la biosécurisation du site et du cheptel, et aux normes environnementales, notamment pour la gestion des effluents d’élevage. Par ailleurs, une attention particulière est portée sur les solutions énergétiques durables.

La SPEED et l’IFIP présentent aujourd’hui les résultats de l’étude de faisabilité du projet, comportant notamment un chiffrage sur l’investissement, un planning d’exécution et un bilan d’exploitation prévisionnel.

Ces résultats seront exploités pour le lancement d’une maîtrise d’oeuvre en vue de l’inscription au contrat de projet pour l’année 2018 et la construction du centre.

Le premier centre naisseur de Polynésie française devrait sortir de terre en 2020. Sa gestion opérationnelle sera assurée par les professionnels de la filière sous une forme juridique qui reste à définir.

Communiqué du gouvernement

 

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