Vers la révision de la convention cadre environnement…

 

Le ministre en charge de l’Environnement et de l’énergie, Heremoana Maamaatuaiahutapu, s’est entretenu, mardi à Paris en l’Hôtel de Roquelaure, avec deux conseillers de Nicolas Hulot, ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et solidaire.

Au cœur des discussions : la convention cadre environnement qu’il souhaite voir révisée début 2018, ainsi qu’une demande d’assistance technique pour renforcer la gestion des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE).

Après la présentation faite par Heremoana Maamaatuaiahutapu des actions environnementales, des innovations et des résultats de la politique menée par son ministère, le cabinet de Nicolas Hulot a constaté que la Polynésie était en avance par rapport à bien des régions françaises. Et il est vrai qu’avec la prochaine utilisation du Sea Water Air Conditioning (SWAC), la climatisation par le froid de l’eau, pour l’hôpital, une production à hauteur de 38% d’énergies vertes, la détaxe des véhicules électriques ou encore une baisse de 40% de la consommation de gaz grâce aux chauffe-eau solaires, le Pays pourrait se satisfaire d’un tel bilan.

Mais le gouvernement veut aller plus loin. Et pour cela, il souhaite qu’une nouvelle convention cadre environnement soit finalisée au premier trimestre 2018 avec l’Etat.

L’actuelle convention date de 2009. Elle n’est plus adaptée et le partenariat doit être révisé. Le ministre polynésien de l’environnement a indiqué que son cabinet avait déjà échangé à ce sujet avec le Haut-Commissariat. Suite à ces premiers contacts, il a notamment été établi une liste de domaines environnementaux prioritaires susceptibles de faire l’objet d’un prochain partenariat. Comme par exemple, les risques naturels et le changement climatique, les risques industriels, la biodiversité ou encore les énergies renouvelables.

Le ministère de l’environnement souhaite que cette nouvelle convention permette une approche plus globale et multisectorielle afin d’appréhender tous les domaines qui contribuent à la préservation de l’environnement et au développement durable.

Heremoana Maamaatuaiahutapu a donc sollicité l’envoi d’une mission d’expertise nationale afin de disposer d’une base de discussion commune solide, pour redéfinir le cadre de travail sur les cinq prochaines années.

Il a précisé que le Haut-Commissariat suggérait que cette mission d’expertise soit couplée avec celle relative au SAGE (schéma d’aménagement et de gestion de l’eau).

Par ailleurs, le ministre polynésien de l’environnement aimerait qu’un ingénieur sénior du corps national des inspecteurs des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) puisse mener une mission d’assistance technique destinée à réorganiser et optimiser le fonctionnement de la cellule en charge des ICPE de la Direction de l’environnement, pendant une durée de deux ans, renouvelable une fois.

Communiqué

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