Vers une taxation supplémentaire pour les produits et boissons sucrés…

Alors que les représentants à l’assemblée entament à peine l’examen du Document d’orientation budgétaire (DOB), suivi dans quelques semaines par l’étude du budget primitif 2018 de la Polynésie française, une seule certitude se dégage: il n’y aura pas d’augmentation de la fiscalité tant sur les entreprises que pour les ménages.

Ce n’est un secret pour personne: après quatre années d’effort, la Polynésie française a assaini ses finances et retrouvé de l’aisance budgétaire. Preuve que la reprise économique est en marche, les recettes fiscales – à pression constante – affichent aujourd’hui un rendement supérieur de 7% par rapport à 2016. Il faut remonter à 2011 pour observer une situation comparable…Pour autant, pas question de lâcher du lest au niveau des dépenses courantes de fonctionnement. Une fois de plus, l’administration du Pays devra s’habituer à faire mieux encore avec moins de moyens!

Les entreprises, créatrices d’emplois, ainsi que les ménages polynésiens en tant que moteurs de la consommation, seront les grands gagnants du budget primitif 2018 débattu dans les prochaines semaines à l’assemblée. Le gouvernement souhaite, en effet, redonner du pouvoir d’achat aux Polynésiens au travers quelques lois fiscales encore en gestation. A une exception près: à l’instar de ce qui a été fait jadis pour l’alcool et les tabacs, il est prévu de relever d’un cran supplémentaire la taxation sur les produits et boissons sucrés, dont l’excès est source de nombreuses maladies (diabète, insuffisance rénale, etc) qui plombent les dépenses de l’assurance maladie. Et cela n’est plus acceptable si l’on souhaite conserve notre modèle social.

Cette taxation accrue des produits et boissons sucrés s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan de prévention à mettre en oeuvre. Mais plutôt que de reverser cette manne au budget général comme souvent par le passé, en toute opacité, la création d’un compte spécial dédié a été privilégié à celui d’un « Epap bis » (Etablissement pour la prévention), coûteux en fonctionnement et à l’efficacité pas toujours démontrée. Préalablement, le gouvernement souhaite prendre le temps de la discussion avec les professionnels pour prendre en compte les enjeux d’un tel dispositif.

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