Visite au camp « rupture » de Vairao

La ministre de l’Education et de l’enseignement supérieur, de la jeunesse et des sports, Nicole Sanquer-Fareata, s’est déplacée, mardi après-midi, à Vairao afin de rendre visite aux vingt jeunes adultes volontaires pour intégrer un camp de rupture.

En effet, pour faire face aux actes de violence auxquels le Pays est confronté, mais aussi à l’augmentation forte du nombre de « sans domicile fixe » (SDF) dans l’agglomération urbaine de Papeete, le ministère de l’Education et de l’enseignement supérieur, de la jeunesse et des sports a décidé de mettre en place deux camps « rupture » pour les jeunes adultes (filles et garçons) de 18 à 30 ans. Ce public est généralement issu de milieux difficiles et de situation modeste. Néanmoins, ils sont motivés pour apprendre à travailler en groupe et surtout pour « s’en sortir » comme ils le disent si bien.

Ces deux mini séjours d’une durée de quinze jours chacun constituent une coupure totale avec leur mode de vie habituel. Programmés en septembre dernier pour le premier, le second vient de s’ouvrir depuis le lundi 16 novembre, sur le site de la fédération des œuvres de jeunesse de la Polynésie française (F.O.J.E.P.), sis à Vairao.

Vingt jeunes adultes d’origines diverses se sont portés volontaires pour vivre cette expérience dont la finalité, est, à la fois, de les réinsérer dans la vie sociale, économique et culturelle du Pays, et de leur rendre une certaine forme de dignité et de fierté dans leur existence en tant que personne humaine. Les objectifs recherchés sont :

  • Les réinsérer dans la vie sociale, économique et culturelle,
  • Dispenser une formation à l’autogestion,
  • Donner le goût à l’effort de réaliser et de se réaliser,
  • Se respecter en matière d’hygiène et de santé,
  • Apprendre à se connaître et faire valoir ses compétences et talents.

La ministre de l’Education s’est rendue sur place afin de rencontrer le public visé au travers de ce dispositif novateur qui fait écho à la demande du Président de la Polynésie française.

Sur place, elle a pu discuter avec les jeunes en marge de la société et ayant accepté de s’extraire de leur quotidien pour participer, durant un certain nombre de jours, à une réalisation collective et ainsi renouer avec le travail et les relations sociales, avec pour objectif de devenir acteur au retour dans leurs quartiers respectifs.

Les activités planifiées sont de nature à éveiller chez eux les prises d’initiatives et de responsabilités : préparation des repas, respect des règles de vie en lien avec l’hygiène, l’entretien des effets personnels, établissement des règles de vie pour le séjour et système de tableau de service pour le bon fonctionnement du séjour.

Concernant la prise en charge sur le plan psychologique, des échanges individuels et collectifs sur les expériences personnelles, notamment celles ayant trait aux addictions et aux situations familiales respectives, sont mis en place via :

  • des jeux de rôles, mises en situation, et études de cas, sur des thématiques en lien avec la prévention, l’incivilité, la violence.
  • des débats sur les besoins primaires, les relations humaines, les comportements et remises en question personnelles.
  • les travaux et tâches domestiques ; addictions ne permettant pas de contribuer au bon fonctionnement du foyer et aux mauvaises relations avec son environnement familial.

La première expérimentation de ce dispositif, qui s’est avérée concluante en matière de contribution à la cohésion sociale, représente une des réponses collectives pouvant contribuer à l’enjeu de l’insertion sociale.

La stratégie du ministère en charge de la jeunesse se traduit par un appui matériel et financier aux associations de jeunesse et de quartiers ou sportives, eu égard aux valeurs essentielles qu’elles véhiculent dans la construction du jeune, et qui constituent un outil de la « mixité sociale ».

Enfin, ce dispositif vient, à la fois, en complément du travail d’un comité qui s’est mis en place afin de décliner les « Assises de la jeunesse » prévues en février 2016, et de l’engagement pris entre le Pays et l’Etat de créer en janvier 2016, en collaboration avec le socle associatif et les confessions religieuses, un plan de prévention de la délinquance.

Communiqué du Gouvernement

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