mer. Jan 16th, 2019

Hôtellerie: le service charge passe à 5% à compter du 1er janvier 2019

La ministre du Tourisme et du Travail, Nicole Bouteau, a rencontré, mercredi après-midi, le Conseil des professionnels de l’hôtellerie (CPH), représenté par Thierry Brovelli, Christophe Guardia et Didier Lamoot. 

Cette rencontre a été l’occasion d’évoquer les négociations salariales dans le secteur de l’hôtellerie entre l’organisation patronale et les représentations syndicales présentes au sein des établissements hôteliers polynésiens. Ces discussions qui se sont déroulées au sein de la direction du travail se sont achevées par la signature d’un accord visant à augmenter de 1% le taux du service charge au bénéfice des salariés.

Ce service charge qui passera de 4 à 5% à compter du 1er janvier 2019 est collecté par les hôtels qui appliquent le taux de service charge sur les factures d’hébergement et de restauration. Il est ensuite versé annuellement aux salariés des établissements hôteliers signataires de la convention collective de l’industrie hôtelière de Polynésie.

Ont par ailleurs été abordées les attentes de la profession quant à l’évolution des dispositions du code du travail notamment du fait de la saisonnalité des métiers de l’hôtellerie et de la nécessité de plus de flexibilité.

La ministre a quant à elle souhaité aborder les sujets de la formation aux métiers de l’hôtellerie et des stages en entreprise qui ont été au cœur des échanges lors des panels de discussions et ateliers mis en place dans le cadre du Forum des Formations et Métiers du Tourisme et lors des 1ères Assises de la formation aux métiers du tourisme. Sur ce volet, le CPH estime que l’apprentissage des langues doit être renforcé car la maîtrise à minima de la langue anglaise est impérative dans le tourisme.

Par ailleurs, les professionnels de l’hôtellerie souhaitent que les programmes de formation intègrent également des cours de “savoir-être”. Concernant les stages effectués en structure hôtelière, les professionnels souhaitent que leur durée soit plus longue, de 4 à 6 mois. Ils doivent être systématiquement envisagés en alternance comme c’est le cas avec l’apprentissage qui propose une formation pratique en entreprise et des enseignements théoriques en centre de formation. L’établissement a ainsi le temps de former le stagiaire à ses besoins et lui transmet un savoir-faire ainsi qu’une culture d’entreprise. Le statut du stagiaire doit être également révisé pour lui permettre, notamment dans le secteur du tourisme, de réaliser des horaires de nuits, le week-end ou les jours fériés. L’importance de partir en formation à l’étranger a également été soulignée ainsi que la nécessité de mobilité à l’international notamment en matière de postes de manager. Nicole Bouteau a évoqué la volonté du gouvernement de développer la coopération régionale en matière de formation initiale,  continue et professionnelle.

Source: Gouvernement

 

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