mer. Oct 16th, 2019

Les richesses du terroir reconnues à Paris

Remise des médailles d’or glanées par la Polynésie française, dans les catégories, Vanilla Tahitensis, Rhum blanc et Punch au Rhum,  jeudi à Paris, sur le stand de l’Office de développement de l’économie agricole des départements d’Outre-mer (Odeadom).

La médaille d’or obtenue en 2019 au concours général, par la distillerie Moux David, survient après celle d’argent glanée en 2018 dans la catégorie « Punchs au rhum / Punch Schrubb » pour leur produit « Tamure dream : liqueur d’orange de Tamanu 45° ».

Sur l’espace « Tahiti et ses richesses », Youk Moux ne cachait pas sa satisfaction : « C’est une très grande fierté. En fait, nos clients fidèles à Tahiti nous avaient demandé de décrocher la médaille d’or et nous avaient incités à nous représenter cette année ».

L’accueil du public était déjà bon au salon international de l’agriculture, mais depuis l’annonce de la médaille d’or l’intérêt est encore plus grand : « Nous avons une gamme de punch à la vanille, à l’ananas et au gingembre. Ce sont des produits à 22 degrés qui sont faciles à boire », a précisé Youk Moux qui considère que le rhum polynésien a un bel avenir. A telle enseigne qu’il vient de quitter le monde de la finance pour s’y consacrer : « J’y suis resté six ans. Et s’il n’y avait pas d’avenir je ne me serais pas lancé dans cette aventure. Moi j’y crois, dur comme fer. Je crois, en notre produit, en ma famille et en notre pays. Je suis certain que cela va marcher ».

Rhum : le soleil brille aussi pour Tahiti 

Néanmoins, s’il reconnaît que la société a le vent en poupe, puisque, depuis 2017, à chaque participation au salon de l’agriculture, elle gagne en visibilité et en notoriété sur le marché métropolitain, « il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Nous restons une toute petite entreprise, vraiment familiale avec des produits artisanaux. On fait des produits de qualité mais on se développe petit à petit ».

De son côté, Laurent Masseron, artisan distillateur sur le domaine de Paripari à Taha’a, a eu la grande joie voir son Rhum blanc obtenir une médaille d’or : « C’est une première reconnaissance pour tout notre travail et celui de nos planteurs. Ils sont une quarantaine. Cela confirme bien que quelque chose se passe dans le monde du Rhum polynésien puisque cette distinction survient après celle des Rhums de Manutea, deux médailles d’or obtenues lors de concours l’année passée, grâce notamment à nos cannes à sucre ».

Un vrai succès qui amène les Antillais, leaders historiques sur ce marché, à observer, avec un vif intérêt, cette émergence du rhum polynésien : « On ne joue pas, évidemment dans la même cour. Mais on existe. Cela prouve qu’il y a un vrai terroir, un vrai travail derrière. Et que le soleil brille aussi pour la Polynésie en ce qui concerne le rhum », s’est réjoui Laurent Masseron. A noter qu’Alain Abel, qui n’était pas présent au salon International de l’Agriculture, a lui aussi obtenu une médaille d’or pour sa vanille.

Source: Délégation

 

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