mer. Mai 22nd, 2019

Communiqué du conseil des ministres (24 avril 2019)

Retrouvez les principaux dossiers examinés ce matin en conseil des ministres.

Séminaire public-privé pour penser le service public fiscal de demain

Placé sous l’égide de la vice-présidence de la Polynésie française, le premier séminaire de coproduction d’idées pour répondre aux attentes nouvelles des usagers et des acteurs du secteur privé dans la transformation innovante du service public fiscal, se tiendra le 13 mai prochain, de 7h30 à 18h, à l’Intercontinental Tahiti.

Une thématique portée par trois ateliers de coproduction  

Cet évènement qui a pour thématique générale « Penser le service public fiscal de demain » regroupera une soixantaine de participants du secteur privé et public : chefs d’entreprises, cadres, étudiant, retraité, membres d’associations sectorielles ou d’organismes de représentation professionnelle, représentants du comité des usagers des services fiscaux, directeurs de services ou d’établissements publics, agents de la fonction publique d’Etat et du Pays. Il s’articulera autour de trois ateliers de coproduction portant sur le Digital, le Conseil Plus et l’innovation collaborative.

Cet évènement est organisé par la Direction des impôts et des contributions publiques (DICP) en partenariat notamment avec le Service de l’Informatique de la Polynésie française (SIPF) placé sous la tutelle de la ministre de la modernisation de l’administration.

Comment répondre aux attentes nouvelles des usagers et des acteurs du secteur privé dans la transformation innovante du service public fiscal ?

Le séminaire public-privé procède du constat que, dans un monde qui change, il n’est pas de transformation véritable du service public qui n’ait été pensé, avec, et du point de vue de l’usager. 

Cette vision est d’autant plus vraie pour l’administration fiscale qu’au fondement du financement de l’action publique, chacune de ses actions influe sur la confiance que les citoyens ont dans le système fiscal, qu’ils y soient par ailleurs confrontés en tant que contribuable ou comme usager. 

Cet évènement exceptionnel concourt à une démarche participative citoyenne dans la définition des politiques publiques souhaité par le Gouvernement de la Polynésie française. 

Maintien du prix des hydrocarbures au 1er mai

Aux dates de chargement des produits hydrocarbures liquides, les prix CAF exprimés en Fcfp affichent des augmentations principalement dues à la hausse des cotations sur le marché de Singapour. Ainsi, les prix de l’essence sans plomb, du pétrole et du gazole augmentent respectivement de 10,9 %, de 2,3 % et de 3,3 %. Le prix du fioul EDT enregistre la plus importante hausse, à savoir 14,3 %.

A la date de chargement du gaz butane, la valeur CAF exprimée en Fcfp augmente de 9,8 % par rapport à la précédente livraison sous l’effet d’une hausse conjuguée du coût du fret et du prix FOB. Malgré ces fluctuations, le conseil des ministres a décidé de maintenir les prix des hydrocarbures à leur niveau actuel pour le mois de mai 2019.

Ouverture de la pêche aux holothuries dans les îles de Makemo et Marutea Nord

L’exploitation commerciale des holothuries (rori) est encadrée par des mesures de gestion prévues par la délibération de l’Assemble de la Polynésie française du 22 octobre 2012 et l’arrêté du conseil des ministres du 25 avril 2013 modifié.

En 2018, les ouvertures de la pêche aux holothuries, source de revenus pour vingt-sept pêcheurs répartis dans quatre îles, ont permis d’exporter 6 594 holothuries séchées pour un poids de 1 865 Kg et d’une valeur marchande de 17,2 millions Fcfp. Le prix moyen/Kg a été de 9 747 Fcfp, soit 1 244 Fcfp de plus par rapport à 2017.

Le comité de gestion de l’île de Makemo a demandé l’ouverture de la pêche aux holothuries sur les îles de Makemo et Marutea Nord. Il a pour rôle de recenser les pêcheurs et transformateurs d’holothuries et de les tenir informés des différentes règles de pêche et quotas applicables sur leur île. Il prend également l’engagement d’effectuer le suivi de la pêche sur le terrain, la transformation et les expéditions destinées exclusivement à des commerçants d’holothuries titulaires d’un agrément (4 commerçants agréés à ce jour).

Le conseil des ministres a ainsi validé la liste des membres du comité de gestion, les conditions d’ouverture de la pêche jusqu’au 31 octobre 2019, la mise en place de quotas par espèce dans chaque île et la mise en place d’une zone de réserve au moins égale au tiers de la surface du lagon dans chaque île. Les quotas retenus par le conseil des ministres ont tenu compte des demandes du comité de gestion, d’une évaluation technique des ressources disponibles, mais également des résultats des pêches antérieures et des connaissances existantes.

Evolution règlementaire du code de l’aménagement de la Polynésie française relative aux concessions d’aménagement

En 2008, sur la base du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, l’armée française a entamé une restructuration des sites militaires situés en Polynésie française. Cette restructuration a entraîné une perte importante d’emploi et d’activités dans les zones concernées. 

C’est dans ce contexte que l’Etat a procédé à la mise en œuvre de contrats de redynamisation de site de défense (CRSD) permettant aux communes concernées de recréer les conditions d’un développement économique durable.

Ainsi, certains immeubles domaniaux, reconnus inutiles par le ministre de la Défense, font ou doivent faire l’objet de cessions à l’euro symbolique aux communes sur lesquelles se situent ces sites. Les six communes de Polynésie française, éligibles au dispositif de cession à l’euro symbolique sont : Arue, Faaa, Mahina, Papeete, Pirae et Taiarapu-Est.

Par délibération de l’Assemblée de Polynésie française du 16 février 2016, le contrat de redynamisation des sites de défense de Polynésie française a été adopté. Ce contrat a pour objet de contribuer au financement des projets des six communes concernées en créant une nouvelle dynamique économique sur les terrains cédés et ce autour de quatre thématiques : création de zones d’activités économiques, requalification de zones et d’aménagements urbains, création de zones d’activités touristiques et de loisirs et création d’infrastructures publiques participant au développement économique.

La Loi du Pays du 4 avril 2016 a autorisé les communes concernées par les cessions de terrains militaires à intervenir dans certaines matières relevant des compétences de la Polynésie française pour leur permettre de réaliser les projets prévus dans le cadre du CRSD. Parmi les projets retenus au CRSD, certains comprennent la création d’une zone d’aménagement, à l’instar de celui de la commune de Arue, laquelle prévoit la création d’une zone d’aménagement et la constitution d’une SEM (société d’économie mixte) pour opérer les travaux d’aménagement et l’exploitation de ladite zone. 

Dans ce cadre, et après analyses opérées tant par les services du Pays que du Haut-commissariat de la République en Polynésie française, la concession d’aménagement est apparue être l’unique outil correspondant aux modalités de mise en œuvre souhaitées par la commune de Arue, laquelle pourrait être suivie par d’autres communes sur des montages similaires.

Cependant, la concession d’aménagement n’a d’autre cadre législatif et réglementaire que le code de l’aménagement de la Polynésie française ne visant que la Polynésie française ou ses établissements publics. Dans cette perspective, pour permettre aux communes qui le souhaitent, et ce, même pour d’autres projets que ceux prévus par le CRSD, il s’est donc avéré nécessaire d’adapter la partie du code de l’aménagement dédiée aux concessions d’aménagement de sorte que les dispositions concernées soient applicables aux communes, à leurs groupements, et à leurs établissements publics.

Fréquentation touristique : hausse de 31% en janvier

L’Institut de la statistique de Polynésie française a communiqué les données relatives à la fréquentation touristique du mois de janvier 2019. L’augmentation constatée du nombre de touristes en cumul sur douze mois consécutifs se poursuit, avec 10,9% de touristes supplémentaires, soit 219 218 touristes accueillis en un an.

Pour le seul mois de janvier 2019, la fréquentation touristique progresse de 31% par rapport au mois de janvier 2018, résultant à la fois d’une croissance à deux chiffres pour l’hébergement terrestre (+14,8%), et pour les passagers de croisière en tête de ligne (+85,4%). De manière globale, l’hébergement marchand affiche une progression réellement forte de l’ordre de 32,7%, qui entraîne une progression du nombre de nuitées touristiques de l’ordre de 25,2% par rapport à janvier 2018. 

Les effets consolidés des nouvelles offres en matière de transports aériens internationaux sont donc avérés, avec un effet positif sur la fréquentation autour de 15%. La hausse constatée des croisiéristes pour ce mois de janvier est davantage conjoncturelle, avec les opérations du MS Marina de la compagnie Oceania qui ont été avancées plus tôt dans l’année par rapport aux opérations de l’année précédente. Le solde de visiteurs en Polynésie française est en croissance de 21,8%, pour s’établir à 17 779 visiteurs en janvier 2019. 

Selon la tendance constatée en 2018, les marchés occidentaux marquent une forte progression pour les effectifs touristiques. Ainsi les États-Unis progressent au mois de janvier de 55,7%, ce marché émetteur étant notamment stimulé par les opérations de croisière. Le marché hexagonal poursuit sa dynamique et affiche une progression de 24,4% pour le mois de janvier. De même, l’ensemble du reste de l’Europe progresse de 18,5% en janvier, entrainé principalement par le Royaume-Uni qui progresse de 31,6%. Dans le bassin Pacifique, sur cette même période, l’Australie progresse fortement à 53,5% Les résultats globaux témoignent d’une diversité accrue de la provenance des touristes. Le Canada, notamment, continue de conquérir des parts de marchés et progresse de 48,5%, la Nouvelle-Calédonie affichant également un solde positif de l’ordre de +14,6%. 

Tableau de bord du tourisme de l’année 2018

La Polynésie française a accueilli 216 268 touristes sur l’année 2018, soit une hausse de 8,7% par rapport à l’année précédente. Ainsi, la fréquentation touristique retrouve le niveau de 2007, et un total de 263 556 visiteurs (+3,6%). 

Hébergement flottant porteur de la croissance 

La croissance de la fréquentation touristique en 2018 concerne tous les types de tourisme, avec une hausse particulière des effectifs touristiques accueillis en hébergement flottant (+29%) soit 10 000 touristes flottants supplémentaires. La présence du Paul Gauguin sur l’année complète et l’exploitation de nouvelles croisières intra-polynésiennes effectuées par plusieurs navires en tête de ligne, placent l’hébergement flottant comme le plus gros contributeur à l’évolution globale. 

Hébergement terrestre marchand diversifié

La fréquentation de l’hébergement terrestre marchand, représentant 69% des touristes, est aussi en croissance (+2,8%) pour la cinquième année consécutive, et demeure centrale dans le paysage touristique. Avec une progression de la durée moyenne de séjour (+6% à 12,5  jours), le nombre de nuitées déclarées en hébergement terrestre marchand progresse de 8,9% en un an (+ de 150 000 nuitées). Ces nuitées consommées supplémentaires se retrouvent exclusivement dans la petite hôtellerie et les locations de vacances (meublés du tourisme).

Tourisme affinitaire et hausse des nuitées touristiques

Le tourisme affinitaire connaît aussi une belle embellie, avec une durée de séjour plus longue qu’en 2017, alors que la durée moyenne de séjour des touristes en hébergement flottant reste stable. La croissance de l’hébergement flottant, couplée avec celle de l’hébergement terrestre marchand, entrainent une hausse de 13,7% du nombre de nuitées touristiques. 

Le taux de remplissage des hôtels internationaux progresse sur Moorea et dans les îles Sous le Vent (hors Bora Bora). L’île de Moorea est celle qui connaît la progression la plus forte (+3,7% points en un an) et les hôtels de Tahiti sont ceux qui sont les plus remplis (73,6 %). On observe une hausse des ventes de chambres d’hôtels dans les îles du Vent et à Bora Bora. 

Marchés émetteurs principaux : l’Europe et les Etats Unis

Les pays européens et les Etats Unis (principalement la Californie) demeurent les plus grands marchés émetteurs pour le tourisme en Polynésie française. En 2018, la hausse des effectifs américains (+8950) est la plus importante, mais le marché français (+7650) connaît la plus forte hausse relative. Il est à noter que les croisiéristes (représentant 20% des touristes) sont composés pour 59% de Nord-Américains. Les touristes terrestres sont aussi en forte hausse sur les marchés nord-américains et européens (principalement la France). Il est à noter que les touristes originaires des Etats Unis et de France métropolitaine contribuent pour 8 points à la croissance de 2018. 

Indicateurs économiques 

La hausse des effectifs touristiques en hébergement flottant porte indéniablement la croissance en 2018. Bien que la hausse du tourisme terrestre marchand se retrouve exclusivement dans la petite hôtellerie et les locations saisonnières / meublés du tourisme, l’hôtellerie internationale reste centrale à la destination. 

Les marchés émetteurs Etats Unis et la France demeurent porteurs de la croissance en 2018, et ont été renforcés par la hausse de l’offre aérienne avec l’arrivée des compagnies French Bee, puis United Airlines. Ces deux opérateurs ont contribué à dynamiser le secteur aérien polynésien, proposant de nouvelles offres qui ont permis la baisse des tarifs et l’élargissement des canaux de commercialisation stimulant fortement le marché métropolitain (+17,4%) et le marché européen dans son ensemble (+16,1%). Aussi, on remarque une hausse conjointe des passagers transportés des vols domestiques desservant notamment des îles plus éloignées.  

Enfin, la progression de 2,5% du chiffre d’affaires des entreprises caractéristiques du tourisme, est portée essentiellement par le transport aérien et l’hôtellerie. Elle s’accompagne d’une hausse de 3,5% des emplois touristiques sur l’année, et de +8,1% sur deux ans, dans un contexte de reprise plus généralisée. A cette croissance, s’ajoute une stabilité des taux de change, et une orientation à la baisse des prix du pétrole qui, malgré des risques géopolitiques internationaux, ne pourront bénéficier qu’au développement touristique de l’année 2019. 

Importation d’œufs de moustiques stériles pour l’Institut Louis Malardé

Le conseil des ministres a pris un arrêté portant dérogation particulière à la prohibition d’importation d’animaux vivants et fixant les conditions sanitaires, pour l’importation d’œufs de moustiques stériles, infectés par les souches Wolbachia de type A ou B (Rickettsiales, Rickettsiaceae), et qui sont destinés à l’Institut Louis Malardé.

Les moustiques importés sont indemnes de maladies transmissibles aux abeilles ou des virus responsables de maladies chez les animaux comme la fièvre de West-Nile, par exemple, présente aux Etats-Unis. Le projet a reçu l’avis favorable de la commission des sites et monuments naturels en sa séance du 17 décembre 2018 et du comité consultatif pour la biosécurité en sa séance du 6 mars dernier.

Cette opération va permettre au laboratoire de recherche en entomologie médicale de l’Institut Louis Malardé, de progresser dans la lutte contre les deux vecteurs principaux, présents en Polynésie : Aedes polynesiensis et Aedes aegypti. Ces deux espèces de moustiques, sont à l’origine de la propagation de plusieurs épidémies violentes d’arborivoses, telles que le Zika en 2013, de Chikungunya en 2014, de dengue, et de filariose de Bancroft, toujours présente en Polynésie. 

Le laboratoire de recherche en entomologie médicale de l’Institut Louis Malardé évalue, sur le terrain, l’efficacité de la Technique de l’Insecte Incompatible (TII), qui exploite les propriétés de Wolbachia, une bactérie naturelle, présente dans presque 60% des espèces d’insectes connues. L’ILM a démontré l’intérêt du procédé Wolbachia contre le moustique Aedes polynesiensis, vecteur de la dengue et de la filariose, sur l’atoll de Tetiaroa, en partenariat avec l’hôtel The Brando et la Tetiaroa Society. Cette opération pilote a conduit à l’effondrement de la population de moustiques sur une zone de près d’un kilomètre carré. L’hôtel The Brando ne pulvérise plus d’insecticides depuis 2015. Des lâchers préventifs de mâles incompatibles préservent désormais l’hôtel de toute nuisance. L’expérimentation se poursuit, en parallèle, à Taha’a, sur le site de l’hôtel Le Taha’a Resort & Spa, afin de mesurer plus avant, l’efficacité et la durabilité du procédé Wolbachia.

A présent, l’ILM projette d’évaluer le potentiel de la TII à plus grande échelle, contre le moustique Aedes aegypti, vecteur d’arboviroses, présent dans toutes les îles habitées de Polynésie française. Dès 2020, ce procédé pourrait être appliqué à plus grande échelle (communes, îles entières) avec l’achèvement du projet Innoventomo de construction d’un module de production industrielle de moustiques mâles incompatibles.

La démarche de l’ILM s’intègre, plus largement, au projet RESVEC développé en collaboration avec la Direction de la santé. Il consiste à mettre en place un dispositif opérationnel de surveillance combinée des vecteurs (moustiques) et des pathogènes (virus, parasites), couplé à des actions de lutte anti-vectorielle dans les zones à risque afin de prévenir la survenue des épidémies ou d’en atténuer l’impact sur la santé des Polynésiens et sur le tourisme.

Salon du Tifaifai du 29 avril au 5 mai

La 21ème édition du salon du Tifaifai ouvrira ses portes à la mairie de Papeete du lundi 29 avril jusqu’au dimanche 5 mai prochains. Pour cette manifestation, organisée par l’Association « Te Api Nui O Te Tifaifai » présidée par Béatrice Le Gayic, et soutenue par le ministère en charge de l’Artisanat et le service de l’artisanat traditionnel, ce ne sont pas moins de vingt-deux exposants qui sont prévus

Cette année, cette manifestation incontournable pour les amateurs du travail d’aiguille, laisse libre court à l’imagination et à la créativité des artisans puisque le thème est « Le plus beau tifaifai ». Plusieurs concours de « bâti » de tifaifai auront lieu et permettront aux artisanes de se mesurer les unes aux autres, sur les critères définis, tels que le choix du tissu, du mariage des couleurs et de la qualité du bâti. Tout au long de cette manifestation, le public désirant apprendre la confection du tifaifai, du bâti jusqu’à la broderie, pourra participer à un atelier de travail.

Séminaire Areho sur les escargots partulas

La Polynésie française organise, pour la quatrième fois depuis 2015, une rencontre avec les Pays du Pacifique, afin de partager une vision commune à la région relative à la conservation du patrimoine naturel et culturel. Après trois événements dédiés aux espèces et espaces marins protégés, c’est la biodiversité terrestre qui sera mise en avant cette année.

En effet, depuis les années 80, le Pays participe et contribue à un programme international portant sur les escargots appartenant à la famille des Partulas. Ceux-ci étaient autrefois très répandus sur l’ensemble des îles du Pacifique d’où ils sont spécifiques. Les îles hautes de l’archipel de la Société hébergeaient un grand nombre d’espèces et la diversité des couleurs et des formes de leurs coquilles était très appréciée pour la confection de colliers. Malheureusement, entre le milieu des années 70 et celui des années 90, la quasi-totalité de ces animaux se sont éteints dans la nature. Cette extinction massive a été provoquée par l’introduction volontaire dans la région de l’euglandine, un escargot carnivore supposé réguler un autre mollusque, l’achatine, peste agricole introduite peu de temps auparavant. Le contrôle biologique s’est révélé peu efficace et non spécifique au ravageur visé, au détriment des petits escargots arboricoles.

Toutefois, l’International Partulid Conservation Program coordonné par la Société Zoologique de Londres (ZSL) a permis, au sein de zoos internationaux, la survie d’une dizaine d’espèces de cette famille qui relève de la catégorie A du code de l’environnement de Polynésie française. La réussite de ce travail, appuyée par des prospections de terrain sur le territoire et des travaux complémentaires de génétique, a conduit à relâcher à partir de 2015 des spécimens dans les forêts de Polynésie pour reconstituer des populations. Il s’agit d’une performance unique de retour dans le milieu naturel d’espèces totalement éteintes et conservées exclusivement en captivité.

Les premiers résultats obtenus sont encourageants et incitent à poursuivre ce programme. Le ministère de la Culture et de l’environnement souhaite ainsi renforcer la collaboration régionale et locale en invitant les Pays et États du Pacifique ainsi que des experts internationaux à se rencontrer. Dans ce contexte, la Direction de l’environnement organisera du 26 au 31 août prochains, sur l’île de Tahiti, le séminaire Areho, patrimoine naturel et culturel. L’objectif de ce partage d’expériences consiste à faire découvrir aux participants les spécificités liées à ce programme mené avec succès en Polynésie française. Ce séminaire se déroulera en séances plénières et ateliers et inclura des sorties sur le terrain.

La Direction de l’environnement a établi avec la ZSL le contenu et l’agenda des ateliers. Les échanges porteront essentiellement sur la mise en œuvre des actions réalisées, les succès et les difficultés rencontrés avec des acteurs de la conservation impliqués dans ce même type de travaux, comme notamment les cousins d’Hawaii pour qui la Polynésie française sert de modèle. L’accent sera porté sur l’implication des populations actuelles et futures dans un programme qui peut dorénavant être étendu à d’autres Pays. L’évènement sera aussi l’occasion de communiquer sur les Partulas et leur importance pour le patrimoine polynésien en valorisant le recueil de témoignages de leur utilisation passée tout en s’appuyant sur le Musée de Tahiti et des îles. Le Pays aura également en charge la logistique de l’évènement (transports, hébergement et repas des participants, ateliers et sorties sur le terrain). Le budget prévisionnel total (hors charges de personnel DIREN) pour l’organisation de ce projet est évalué à 15 millions Fcfp.

Ce séminaire s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération et des liens régionaux, dans une démarche de gestion intégrée et participative des espèces protégées prenant en considération les contextes socio-économiques et culturels de chacun.

Culture : soutien aux associations 

Le conseil des ministres a octroyé six subventions, d’un montant global de 12 225 000 Fcfp, en faveur de différentes associations, selon les modalités suivantes : 

  • 8 millions Fcfp à l’association « Na Hiro e pae », pour l’organisation du Festival des arts des Australes ;
  • 2 millions Fcfp à l’association « Te Api Nui O Te Tifaifai » : 1 million Fcfp pour l’organisation du 21ème salon du tifaifai, qui aura lieu du 29 avril au 5 mai prochains, à la mairie de Papeete, et 1 million Fcfp, pour la deuxième exposition du tifaifai, qui se tiendra du 1er au 10 décembre 2019 à la délégation de la Polynésie française à Paris.
  • 900 000 Fcfp à l’association « Tahiti Swing », pour l’organisation de la 1re édition de la Tahitian Open West Coast Swing (danse), au mois d’avril
  • 500 000 Fcfp à l’association « District Vaka de ‘Ua Pou », pour l’organisation d’un évènement sportif et culturel, dénommé la « Vaka’iki et Tama O Hiva » ;
  • 495 000 Fcfp à l’association « Te ha’a nui », pour une participation à la 4e édition du « Heiva Tu’aro ma’ohi i Vaihi 2019 » à Hawai’i qui se tiendra les 9 et 10 décembre de cette année ;
  • 330 000 Fcfp à l’association « Heifara », pour l’organisation du « Taurua Taravana » qui se tiendra du 25 au 27 octobre prochains, à Parea ;

Livret d’information sur le dispositif d’indemnisation des victimes des essais nucléaires 

La Polynésie française s’est engagée dans une démarche visant à informer et à accompagner les personnes concernées par ce dispositif d’indemnisation administré par le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN), autorité administrative indépendante de l’Etat. A ces fins, le centre médical de suivi (CMS) rattaché à la direction de la santé et la délégation polynésienne pour le suivi des conséquences des essais nucléaires (DSCEN), ont élaboré et réalisé un livret d’information dédié à ce public.

Ce livret, en langues française et tahitienne, présente les missions, les actions et les coordonnées du CMS, l’historique des essais nucléaires, la loi Morin qui porte sur l’indemnisation des personnes atteintes de maladies potentiellement radio induites résultant d’une exposition aux rayonnements des essais nucléaires français, les conditions de recevabilité d’un dossier et la liste des maladies prises en compte, le CIVEN, le parcours d’instruction des demandes d’indemnisation des victimes des essais nucléaires et la liste des pièces à fournir au dossier de demande d’indemnisation.

Les livrets seront disponibles au CMS et à la DSCEN qui sont partenaires pour l’accompagnement des requérants. Ils seront également diffusés dans les structures de santé de la direction de la santé et dans les hôpitaux ainsi que dans les cabinets médicaux privés, et les cliniques, afin qu’ils puissent être remis aux patients au détours d’une consultation ad hoc.

Convention annuelle de soutien aux constructions scolaires

Conformément à la convention décennale relative à l’éducation du 22 octobre 2016 signée entre l’Etat et la Polynésie française, la convention examinée en conseil des ministres a pour objet de fixer la liste des opérations d’investissement programmées au titre de l’exercice 2019.

La programmation 2019 comporte quatre projets : le collège de Nuku-Hiva (Restructuration –Etudes), le collège de Makemo (Restructuration), des aménagements et des travaux divers pour des collèges et lycées et des équipements pour des collèges et lycées.

Le montant total de l’opération est de 372 911 694 Fcfp  HT. La participation de l’Etat représente 80% du montant total HT des projets, soit 298 329 355 Fcfp HT. Le Pays participe à hauteur de 20% du montant total HT soit 74 582 339 Fcfp HT additionné du montant total de la TVA.

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