mer. Mai 22nd, 2019

Une possible fuite radioactive détectée aux Marshall

Le secrétaire général de l’Onu s’est ému lors d’une conférence d’une possible fuite de matériaux radioactifs sur un îlot qui avait servi lors des essais nucléaires dans les années 50.

Les îles du Pacifique, leurs noms exotiques, leurs plages paradisiaques, leurs eaux translucides… et leurs fuites radioactives. Lors d’un discours devant des étudiants des îles Fidji, ce jeudi, le président de l’ONU Antonio Guterres a fait part de ses craintes quant à de possibles fuites de matériaux radioactifs, depuis un cratère recouvert d’un dôme, sur un îlot appartenant aux Marshall.

Au cours de la guerre froide, le Pacifique a été le terrain des essais nucléaires des Etats-Unis, de la France, et de la Grande-Bretagne. Dans le Pacifique central, les Américains ont réalisé plus de 100 essais, dont 67 entre 1946 et 1958 sur les atolls de Bikini et d’Enewetak (auquel appartient l’île de Runit, qui accueille le dôme problématique), dans les Marshall, situées à mi-chemin entre l’Australie et l’Etat américain d’Hawaï.

Un dôme de 45 cm d’épaisseur usé par les éléments

Suite à cette campagne, les déchets nucléaires provenant de divers tests ont été enfouis dans un cratère formé par l’un d’entre eux, en 1958. En 1979, ce cratère a été recouvert d’un dôme de béton de 45 centimètres d’épaisseur.

C’est ce dernier qui présente aujourd’hui des risques de fuites. D’abord, il n’est pas optimal : prévu au départ comme une solution de stockage provisoire, il commence à se faire vieux. Des marques de fissures sont apparues. Autre risque : le fond du cratère lui-même aurait dû être isolé avec une couche de béton. Pour des raisons financières, cela n’a pas été le cas en 1979, ce qui fait craindre au président de l’ONU un lessivage des matières radioactives. Enfin, la montée des eaux, dues au réchauffement climatique, menace la structure.

Malgré le danger, Antonio Guterres n’a pas présenté de solutions immédiates au problème du dôme de l’île Runit. Il a cependant évoqué la question des compensations financières de la part des Etats responsables.

Source: Le Parisien – Yahoo actualités

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