mar. Juin 18th, 2019

L’association 193 se pose en seul défenseur des victimes du nucléaire

L’Association 193 réagit officiellement dans un communiqué à la décision récente de rejet d’un grand nombre de demandes d’indemnisation prononcée par le tribunal administratif de Papeete. Extraits

(…) “En ce mardi 4 juin 2019 : 10 dossiers sur 12 ont été rejetés en s’appuyant uniquement sur l’amendement Lana Tetuanui. Désormais, le Civen pourra à chaque fois rejeter tous les dossiers qu’il jugera non valables sur la base des mesures provenant de l’Armée qui est le coupable des 193 explosions nucléaires. Le gouvernement Fritch défend si bien l’État, seul coupable des maladies et des morts dont toutes les familles polynésiennes sont victimes, qu’il est responsable en terme de complicité, car contrairement aux politiques d’avant, ce gouvernement actuel le fait en toute connaissance de cause.”

Pour l’association, “le fait que le gouvernement Fritch ne parle que des personnes qui ont été travaillées à Moruroa et à Fangataufa comme des possibles victimes, est un jeu dangereux. Car, cela signifie deux choses : d’abord, qu’après la génération des travailleurs, plus de victimes parmi les Polynésiens ne pourront être reconnues comme telles, alors que chaque année plus de 600 nouveaux cas de cancers sont dépistés sur notre Fenua : que ferons-nous alors des enfants qui seront touchés par les maladies dites transgénérationnelles ? Puis, le gouvernement Fritch croit que les retombées radioactives se sont uniquement cantonnées aux sites des essais, or c’est un fait avéré et même reconnu par la Défense : toute la Polynésie a été contaminée.”

Enfin, l’Association 193 se pose quelques questions par rapport à la posture actuelle des autres associations anti-nucléaires : “Pourquoi ne réagissent-elles pas face à l’amendement de Lana Tetuanui qui remet gravement en question ce qu’elles ont combattu auparavant à propos du « risque négligeable » ? Pourquoi se suffisent-elles à ne parler que des victimes qui ont travaillé sur les sites des essais, et non des populations civiles qui sont tout autant victimes ? Ce silence assourdissant va dans le sens du gouvernement Fritch (…)”

Et de conclure: “À quand une prise de conscience réelle de ce qui se passe : tel un rouleau compresseur, avec les moyens et la complicité de l’État (« Guichet unique où médecins militaires travaillent avec le Pays », « Amendement Lana Tetuanui », « Centre de Propagande », « Réécriture du Statut – mise à contribution –»), toutes les oppositions sont réduites au silence et poussées à disparaître dès qu’on prononce une autre parole sur le Nucléaire.”

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