jeu. Juil 18th, 2019

Une étude pour mieux comprendre l’origine des maladies chroniques…

Le ministre de la Santé, Jacques Raynal, la directrice de la Santé, Laurence Bonnac-Théron et le directeur de l’Institut Louis Malardé (ILM), Hervé Varet, ont signé, vendredi matin, une convention de collaboration pour le lancement d’une vaste enquête de santé publique sur les facteurs de risque des maladies chroniques en Polynésie française.

Les maladies chroniques non transmissibles sont responsables de 60% des décès dans le monde. Le taux de morbidité due à ces pathologies augmente rapidement et a des conséquences importantes au niveau social, économique et sanitaire. Les maladies chroniques les plus répandues sont : les cardiopathies, les accidents vasculaires cérébraux, le cancer, les maladies respiratoires chroniques et le diabète.

Pour contenir ces pathologies, la prévention repose sur l’identification des principaux facteurs de risque et la maîtrise de ces derniers. Les facteurs de risque d’aujourd’hui sont les maladies de demain, et la population polynésienne est particulièrement exposée au risque de maladies chroniques.

L’étude STEPwise 2019 doit permettre aux autorités sanitaires de disposer de données fiables et objectives, sur les facteurs de risque des maladies chroniques affectant la population polynésienne afin de réajuster les politiques de prévention et de prise en charge. Cette étude repose sur le protocole standardisé (STEPS) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle s’inscrit dans le schéma de surveillance global de l’OMS, permettant de comparer les situations de santé publique des différents pays, y compris de la région Pacifique.

Sa réalisation périodique (souhaitée tous les cinq ans) permet de suivre l’évolution de la situation en Polynésie française. Après une dernière enquête menée en 2010, la Direction de la santé entend mener une nouvelle étude sur les deux années à venir (2019-2020). Sa réalisation est confiée à l’Institut Louis Malardé.

Cette nouvelle enquête débutera en septembre prochain et sera étendue aux cinq archipels afin de dresser une cartographie précise de la surveillance des différents facteurs de risque à l’ensemble de la Polynésie française. Elle sera menée, sur la base du volontariat, auprès de 4140 participants tirés au sort à partir de la base de données de l’Institut de la statistique de Polynésie française (ISPF), en fonction de leur genre (féminin ou masculin) et de leur âge (entre 18 et 69 ans).

L‘étude s’appuiera sur des enquêtes de terrain permettant le recueil de données de trois natures différentes auprès des participants: un questionnaire sur les habitudes de vie, sur des mesures anthropométriques des participants et des prélèvements de sang capillaire au bout du doigt pour la réalisation des analyses de glycémie. Une campagne de communication sera menée dans les communes concernées ainsi que dans les médias locaux afin d’informer la population sur les objectifs et le déroulement de l’enquête.

Communiqué du gouvernement

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