dim. Juil 21st, 2019

Une loi pour endiguer les torrents d’injures sur les réseaux sociaux

Les députés devraient adopter ce mardi cette proposition de loi controversée. Certains s’inquiètent du flou qui entoure la notion de «haine», mais le gouvernement s’emploie à les rassurer.

C’est un débat qui avait tout pour se dérouler sans heurts. Le sujet est d’actualité: il faut combattre les torrents d’injures qui inondent Internet. Son intention est consensuelle: il faut parvenir à endiguer les torrents d’attaques haineuses sur les réseaux sociaux. Enfin, l’auteur de la proposition de loi est une parlementaire bien connue dans la majorité pour ses combats contre le racisme: ce texte «porte en [lui] mon histoire, celle d’une femme qui n’accepte plus d’être insultée et traitée de négresse sur les réseaux sociaux», a lancé la députée LREM Laetitia Avia.

La proposition de loi, qui doit être votée ce mardi, promet de faire le ménage en s’inspirant du système allemand. Sa mesure phare est l’obligation pour les plateformes numériques (Facebook, Twitter, etc.) de retirer en moins de vingt-quatre heures les propos «manifestement» haineux, sous peine d’une grosse amende. «À vous, mes chers trolls, haters, têtes d’œuf anonymes qui vous croyez seuls, cachés derrière vos écrans, vous qui êtes infiniment petits et lâches, sachez que nous nous battrons pour vous trouver et vous mettre face à vos responsabilités», a claironné Laetitia Avia, devant ses collègues députés.

«Surcensure»

Seulement, on le sait, les meilleures intentions ne sont pas une assurance tous risques. Les débats se sont révélés vifs. «Vous confiez la censure à Google, à Facebook, à Twitter – une censure privée, surtout. Pire: une censure technologique», s’est emporté le tribun de La France insoumise, François Ruffin.

Des élus d’autres bords ont pointé le risque que les réseaux sociaux ne se livrent à de la «surcensure», préférant effacer allègrement des contenus sans analyse du contexte, plutôt que de risquer une lourde sanction financière. Une (…) Lire la suite sur Figaro.fr

Source: Yahoo actualités

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