sam. Déc 14th, 2019

Le Japon envisage de rejeter l’eau radioactive de Fukushima dans le Pacifique

Le Japon envisage de déverser l’eau radioactive de Fukushima dans le Pacifique. Plus d’un milliard de litres d’eau contaminée pourrait ainsi se retrouver dans l’océan.

En 2011, l’accident nucléaire de Fukushima, au Japon, n’a pas eu comme seules conséquences de dévaster la centrale. Sous la zone, les nappes phréatiques ont été largement contaminées par la catastrophe. Chaque semaine, 1400 tonnes d’eau radioactives sont ainsi récupérées et provisoirement stockées dans d’immenses réservoirs, en attendant de trouver une solution durable pour les décontaminer.

Mais la société Tecpo, qui exploite la centrale nucléaire, a annoncé le 9 août que d’ici, trois ans, il n’y aura plus la place nécessaire pour stocker cette eau. Le gouvernement japonais envisagerait donc de la rejeter dans l’océan Pacifique, relate RFI.

“C’est un problème qui concerne le monde entier”

Actuellement, aucune technologie ne permet de décontaminer l’eau radioactive de Fukushima. Pour les experts nucléaires, un “rejet contrôlé” de ces litres d’eau contaminée dans l’océan reste donc la seule solution “réaliste”. Mais cette option fait bondir les défenseurs de l’environnement et inquiète la Corée du Sud voisine.

“Déverser cette eau dans l’océan est l’option la moins chère et la plus rapide, et nous sommes convaincus que c’est ce que fera le Japon”, déplore Chang Mari, représentante de Greenpeace en Corée du Sud, à RFI. “Une fois que cette eau contaminée et ce tritium seront dans l’océan, ils suivront les courants marins et se retrouveront partout, y compris dans la mer à l’est de la Corée”, ajoute-t-elle.

Emportée par les courants marins, l’eau contaminée entraînera vraisemblablement une pollution des eaux sud-coréennes. “Les Coréens sont très inquiets. Nous avons besoin du soutien de la communauté internationale pour stopper le gouvernement japonais. C’est un problème qui concerne le monde entier”, explique la militante.

Greenpeace accuse le gouvernement japonais d’un manque de transparence sur les risques liés à la radioactivité du site de Fukushima. Sa représentante en Corée du Sud prévient : “On estime qu’il faudra attendre 17 ans pour que cette contamination radioactLire la suite sur L’Express.fr

Source: Yahoo actualités

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