lun. Nov 11th, 2019

L’économie bleue, préoccupation commune des Parlements des îles du Pacifique

La conférence du Groupe des Parlements des îles du Pacifique (GPIP) sur le thème de « l’économie bleue durable », a officiellement débuté, mardi matin, à l’Assemblée de Polynésie française.

A cette occasion le président de la Polynésie française, Edouard Fritch a prononcé un discours, dans lequel il a fait le point sur l’économie bleue en Polynésie et  a mis en exergue l’importance de cette thématique pour la région du Pacifique.

Ainsi, en juillet 2015, les dirigeants du groupe des dirigeants polynésiens (PLG) ont signé la « Déclaration de Taputapuatea sur le changement climatique », dans laquelle ils insistent sur l’importance à limiter le réchauffement climatique à moins de 1,5 ° celsius. Cette déclaration a également été présentée à Paris, lors de la COP 21, fin 2015.

Edouard Fritch a tenu à rappeler que cette initiative a fait écho aux objectifs définis par les dirigeants du Forum des îles du Pacifique, qui est la principale institution politique régionale dans le Pacifique. Ce cadre régional engage les dirigeants à travailler ensemble pour relever les défis communs, exploiter les forces communes et faire en sorte que les progrès individuels et collectifs apportent des avantages concrets à tous les peuples du Pacifique, a souligné le Président.

Les objectifs principaux pour la Polynésie française sont le développement durable associant développement économique, social et culturel de manière à améliorer les moyens de subsistance et le bien-être et à utiliser l’environnement de manière durable, mais aussi une croissance économique inclusive et équitable, un renforcement des systèmes de gouvernance, juridique, financier et administratif, et enfin des conditions environnementales et politiques stables et sûres pour tous.

« Nous sommes peut-être considérés comme de petits territoires insulaires, mais aux yeux des plus grandes nations, nous sommes et sommes devenus de grands États océaniques et nos ressources marines font l’objet de convoitises. Pour cette raison, en tant que gardiens de cet océan, je demande instamment à chacun d’entre nous de prendre les mesures nécessaires pour protéger et gérer de manière durable nos ressources marines avant qu’il ne soit trop tard », a également souligné le président.

En ce sens, en 2018 à Nauru, les dirigeants du forum des Îles du Pacifique ont approuvé la Déclaration de Boe, Et lors du dernier Forum des Îles du Pacifique, au mois d’août, à Tuvalu, les dirigeants des îles du Pacifique ont gardé le même cap.

La Polynésie française entend donc plus que jamais soutenir toute initiative visant à assurer la protection des océans. Toujours sur la même thématique, le président s’est également entretenu la semaine dernière, à Santiago du Chili, avec Sebastian Piñera, le président de la République du Chili, et avec Carolina Schmidt, ministre de l’Environnement et présidente de la COP 25 qui se tiendra à la fin de l’année, au Chili.

Lors de ces entretiens avec les autorités chiliennes, il a aussi été question du projet de câble sous-marin de télécommunications entre Tahiti et le Chili. Dans ce domaine, le président a rappelé que la Polynésie française avait déjà signé l’année dernière, en Nouvelle-Zélande, un accord mettant en œuvre le consortium Manatua pour un câble de télécommunications reliant Tahiti, les îles Cook, Niue et Samoa.

Communiqué du gouvernement

 

 

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