mar. Jan 21st, 2020

Le déficit de Balance des biens atteint 167,6 milliards de Fcfp en 2018

La Balance des paiements de la Polynésie française pour l’exercice 2018 met en lumière une forte augmentation des importations et une contradiction des exportations polynésiennes, creusant notre déficit de plus de 11 milliards de Fcfp.

En 2018, le déficit de la balance des biens a atteint 167,6 milliards de F CFP, en hausse de 11,4 milliards de F CFP en un an (156,2 milliards de F CFP en 2017).

Alors que les importations progressent fortement (+10,5 milliards de F CFP), les exportations se tassent de 0,9 milliard de F CFP pour s’établir à 15,8 milliards de F CFP.

Dans un contexte économique porteur, la vigueur de la demande intérieure (consommation des ménages, besoin d’investissements productifs) concourt à l’augmentation rapide des importations, +6,1 % en 2018
(+7,7 % en 2017). Elles s’élèvent à 183 milliards de F CFP, réparties en biens destinés aux entreprises (72 milliards de F CFP, +2,7 %), à la consommation des ménages (89 milliards de F CFP, +5,1 %) et produits énergétiques (21,7 milliards de F CFP, +19,6 %). Pour ces derniers, la hausse s’explique par un effet prix, lié à la remontée des cours pétroliers sur le marché mondial et au renforcement du dollar.

Les exportations polynésiennes, 15,8 milliards de F CFP en 2018, se contractent de 5,5 % sur l’exercice (16,7 milliards de F CFP en 2017), avec le recul des biens d’équipement (-1,3 milliard de F CFP)1 et des
produits locaux (-0,6 milliard de F CFP), en raison des mauvaises performances du secteur de la perliculture (-8,1 % d’exportations de perles brutes), qui représentent 63 % du total, et de l’huile de coprah (-25,6 %).
Les bonnes performances des autres produits, comme le poisson (+168 millions de F CFP), le noni (+88 millions de F CFP) ou la vanille (+46 millions de F CFP), ne suffisent pas à infléchir la tendance globale.

En 2018, l’Union européenne est toujours le premier fournisseur de la Polynésie française, lui procurant 42 % de ses importations (dont la France pour 25 %). Viennent ensuite la Chine (12 %), les États-Unis (10 %) et la Nouvelle-Zélande (7 %). Enfin, la Corée du Sud (8 %) et Singapour (5 %) sont les principales sources d’approvisionnement du pays en hydrocarbures. Hong-Kong (29 % du total) et le Japon (20 %), centres névralgiques du commerce mondial des perles, sont les plus importants clients de la Polynésie française en 2018. Les États-Unis (15 %) lui achètent surtout du poisson et la France (19 %) de l’huile de coprah, de la vanille et des produits à base de monoï.

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