dim. Fév 16th, 2020

Proposer aux employeurs une plus large carte de formation en alternance

La ministre du Tourisme et du Travail, Nicole Bouteau, a présidé, jeudi après-midi, le comité de pilotage (COPIL) portant sur le dispositif d’aide à l’emploi « apprentissage ».

Une réunion à laquelle ont pris part la directrice du Service de l’emploi, de la formation et de l’insertion professionnelle (SEFI), des représentants de l’éducation et des partenaires sociaux.

A l’ordre du jour : le bilan du dispositif de 2015 à 2019 ainsi que la validation du programme de formation par l’apprentissage pour l’année 2020.

Ce comité de pilotage a pour mission d’effectuer une évaluation annuelle du dispositif de l’apprentissage dans les unités de formation d’apprentis (UFA), d’arrêter la nouvelle carte de formation en apprentissage à ouvrir pour l’année suivante, de définir le nombre d’apprentis à accueillir en formation et enfin de proposer des ajustements si nécessaire pour le bon déroulement et le développement du dispositif.

L’apprentissage est une formation en alternance qui associe une formation chez un employeur et des enseignements dispensés dans un centre de formation afin de valider un diplôme ou un titre professionnel. Cette mesure permet au demandeur d’emploi d’acquérir une expérience professionnelle au sein d’une entreprise et augmente ses chances de l’intégrer de façon durable.

De 2015 à 2019, le taux de réussite aux examens, liés à l’obtention du diplôme, était de 84,9%, pour un taux d’insertion de 75,9%, tous secteurs confondus : bâtiment, industrie, commerce, hôtellerie, santé, numérique et gestion en entreprise. 

Depuis 2017, on remarque que ce sont majoritairement les candidats titulaires d’un niveau BAC +3 et plus qui intègrent le dispositif (38,7% des effectifs en 2019), alors qu’en 2016, les candidats en BEP et BAC PRO totalisaient 30% des effectifs totaux.

Pour 2020, l’objectif du ministère en charge de la formation professionnelle est de favoriser et de promouvoir l’accompagnement individuel, en proposant aux employeurs une plus large carte de formation en alternance, afin de mieux répondre à leurs demandes et besoins spécifiques. 

Ainsi, treize formations diplômantes seront proposées tels que la licence professionnelle « Energies renouvelables et maîtrise d’énergie » (ERME), le CAP « Accompagnant Educatif de la Petite enfance », le CAP « Coiffure », BP « Esthétique cosmétique parfumerie », BTS « Tourisme », BTS « Management en hôtellerie restauration », etc. Cette carte sera diffusée aux entreprises, avec le concours des organisations patronales (MEDEF, CPME) pour leur permettre de se positionner et de faire remonter leurs besoins en compétences.

Au-delà des formations en convention individuelle, le SEFI programmera onze formations supplémentaires en convention de groupe, notamment dans le secteur du bâtiment via la licence pro «Management et conduite des travaux », en industrie pour un BAC PRO « Technicien du froid et du conditionnement de l’air », en commerce pour la licence Pro « E-commerce ».

Nicole Bouteau a profité de cette rencontre pour évoquer l’élaboration d’un projet de convention-cadre entre le SEFI et l’Agence de Formation pour Adulte au niveau national. Cette convention discutée également avec la ministre du Travail, Muriel Penicaud, en novembre dernier lors d’une mission à Paris, comprend un accompagnement sur le dispositif de l’apprentissage et ses évolutions, dans le but de poursuivre la promotion de la mesure auprès des demandeurs d’emploi et des entreprises polynésiennes. Les réflexions liées au suivi effectué auprès des apprentis ainsi que l’orientation professionnelle, dès l’entrée en formation initiale, sont des axes sur lesquels le SEFI travaillera afin de réunir les meilleures conditions pour l’insertion durable des demandeurs d’emploi.

Ce comité de pilotage a également été l’occasion d’échanger sur l’idée de labelliser les entreprises qui font appel à l’apprentissage et qui accompagnent les demandeurs d’emploi dans cette formation en alternance. La nécessité de créer plus de passerelles entre le monde de l’éducation et celui du travail a aussi été débattue afin d’éveiller et de sensibiliser le plus tôt possible les jeunes à la réalité de la vie en entreprise.

Source: Gouvernement

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