Coronavirus: faut-il prescrire la chloroquine aux malades ?

Foncer ou attendre ? À l’Institut-hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille, le test clinique à base de chloroquine – un antipaludéen de synthèse, commercialisé sous le nom de Nivaquine ou Plaquenil – que le professeur Didier Raoult a réalisé sur vingt-quatre patients positifs au coronavirus a donné des résultats encourageants.

Au point qu’avec lui, une partie de la communauté scientifique réclame que la molécule soit immédiatement prescrite. Et particulièrement dans les hôpitaux, qui accueillent les patients touchés par une forme grave du virus.

Séduisante sur le papier, l’hypothèse d’une généralisation immédiate de la prescription de chloroquine aux personnes infectées a été fermement repoussée par le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Ce dernier a rappelé que “jamais aucun pays au monde n’a accordé une autorisation de traitement sur la base d’une étude comme celle-ci”. Il faut dire que l’étude du professeur Raoult repose sur un échantillon limité, dont la composition – faible nombre de patients, absence de groupe placebo – ne répond pas aux critères habituels de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ASMN), habilitée à délivrer les autorisations de mise sur le marché (AMM) et les indications de prescriptions qui les accompagnent.

Malgré sa prudence, le successeur d’Agnès Buzyn ne nie pas le caractère prometteur de l’étude menée à l’IHU de Marseille. Olivier Véran a même demandé à ce qu’elle “puisse être reproduite […] dans d’autres centres hospitaliers, par d’autres équipes indépendantes”. Le début d’un essai clinique à grande échelle, qui pourrait aboutir à l’autorisation de la chloroquine dans le traitement du coronavirus. Le problème, c’est qu’il faudra patienter une quinzaine de jours pour en connaître les résultats. Sans autre traitement connu, le virus pourrait, d’ici là, provoquer des dégâts humains considérables.

“Quinze jours d’attente, c’est trop long pour la situation d’urgence que nous vivons”, estime

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Source: Yahoo actualités

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