Conséquences de la guerre au Moyen-Orient: le Pays prévoit 4 milliards Fcfp pour contenir l’inflation

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Mieux vaut prévenir que guérir ! Bien qu’éloignée du théâtre militaire, la Polynésie française n’en est pas moins vulnérable au regard de la somme de ses importations d’hydrocarbures et de produits alimentaires. Le blocage actuel du Détroit d’Ormuz fait craindre le pire dans les semaines qui viennent…D’où l’annonce du gouvernement Brotherson de consacrer une enveloppe de 4 milliards de Fcfp pour contenir la poussée inflationniste.

Le président de la Polynésie française a présenté une communication relative à la stratégie du Pays pour préserver le pouvoir d’achat des Polynésiens des conséquences de la crise internationale au Moyen-Orient. En effet, l’escalade du conflit entre l’Iran et l’alliance israélo-américaine a entraîné de fortes perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial. Cette situation provoque une hausse des coûts logistiques et une forte volatilité du prix du pétrole, le baril de Brent ayant atteint 119,5 dollars le 9 mars.

Bien qu’étant repassé sous la barre des 100 dollars toute la journée du 10 mars, la situation reste une préoccupation majeure pour le Pays, dont les approvisionnements en hydrocarbures proviennent principalement de Singapour et de Corée du Sud. Le Gouvernement rencontre cette semaine les principaux acteurs du secteur pour affiner les informations sur les ravitaillements prévus et en cours, et préciser l’état complet des stocks.

À ce stade, les informations disponibles sont rassurantes. Un navire transportant plusieurs millions de litres d’hydrocarbures est actuellement en route vers la Polynésie française et les stocks actuels permettent d’assurer plus de trois mois d’approvisionnement pour les services essentiels, notamment les services de secours, les infrastructures aéroportuaires et les établissements de santé.

Face aux tensions internationales, le Pays engage toutes les mesures économiques pour contenir les effets de la crise sur le territoire, protéger le pouvoir d’achat des Polynésiens et amortir les effets de la hausse des prix de l’énergie. À ce titre, 4 milliards de F CFP seront mobilisés dès le premier collectif budgétaire, afin de prévenir les effets d’une éventuelle augmentation de l’inflation. Le Fonds de régulation des prix des hydrocarbures (FRPH) continuera de jouer son rôle de stabilisation des prix à la pompe.

Cette crise internationale confirme la nécessité de renforcer la résilience économique et alimentaire du territoire. Le gouvernement poursuit ainsi sa stratégie de développement du Made in Fenua, avec notamment le programme Tama’a maita’i, la progression vers la gratuité de la cantine scolaire avec davantage de produits locaux, ainsi qu’un soutien renforcé aux pêcheurs côtiers et hauturiers ainsi qu’aux agriculteurs.

Le gouvernement restera également attentif à la vulnérabilité de la compagnie Air Tahiti Nui, particulièrement exposée aux fluctuations du prix du carburant.

extrait CM

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