ATN contre Air France: la guerre des prix fait rage
Si la compagnie au tiare veut renouer avec les bénéfices, ou à tout le moins revenir à l’équilibre financier en 2029, comme promis par son directeur général Lionel Guérin, elle doit absolument regagner des parts de marché sur son principal concurrent, à savoir: Air France. Explications.
Plus que jamais, c’est la guerre commerciale entre Air Tahiti Nui et Air France! On dit même que le pavillon national n’aurait qu’une obsession, c’est de « tuer » (rien que ça!) le petit poucet polynésien. Pas très glorieux, quand même…
Toujours est-il qu’ATN doit impérativement regagner des parts de marché perdues ces trois dernières années, celles-ci étant passées globalement d’un taux de 62% de passagers transportés au départ de Tahiti-Faa’a à seulement 41% en 2025. Avec un taux moyen d’occupation des sièges de 73% en 2025.
Mais plus que la rénovation des cabines, l’ajout de huit sièges supplémentaires en « business class » ou encore l’installation de « starlink » pour tous les accros d’un monde hyper-connecté, tout se joue sur le prix des billets d’avion. Tant sur le marché local qu’à l’international.
Alors que la compagnie au tiare cherche à boucler auprès de l’assemblée de la Polynésie son plan de financement pour son projet de « rétrofit » à 8,5 milliards de Fcfp, comme par hasard, Air France lance une campagne promotionnelle tous azimut avec des prix des plus alléchants sur Los Angeles (à partir de 50 000 Fcfp) comme sur Paris (à partir de 140 000 Fcfp). Et la bataille est rude!
Il suffit de bien chercher sur les sites concernés pour établir des comparaisons.


Aussi, prenons l’exemple d’un voyage (vol direct) sur Paris avec un départ de Tahiti-Faa’a le 19 janvier 2027 pour un retour, le 14 février 2027. En classe économique, Air France affiche un billet d’avion légèrement moins cher (161 300 Fcfp) que sa concurrente polynésienne (163 080 Fcfp). Mais la réelle surprise vient de l’écart minime en classe affaires, avec un avantage pour ATN: 572 570 Fcfp contre 575 460 Fcfp sur AF. A une nuance près, vous diront les spécialistes, c’est que les cabines de l’A 350 (cliché de gauche) ainsi que le service à bord d’Air France sont – actuellement – d’un niveau bien supérieur à celui d’Air Tahiti Nui (cliché de droite). Ce à quoi tente de remédier l’équipe dirigeante d’ATN à travers le projet de « rétrofit » en cours de finalisation.
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