22 septembre 2026

Focus sur les IVG pratiquées en Polynésie française

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L’Interruption volontaire de grossesse est autorisée en Polynésie française depuis 2001, pour toutes les femmes majeures ou mineures; un acte pris en charge à 100% par la Caisse de prévoyance sociale (CPS).

Actuellement, le recours à l’IVG médicamenteuse est possible jusqu’à neuf semaines d’aménorrhées (SA) et le recours à l’IVG instrumentale jusqu’à seize SA (révolues).

Les IVG font l’objet d’un rapport annuel des cinq établissements habilités par l’ARASS (CHPF, Hôpital d’Uturoa, Hôpital de Nuku Hiva, et dans les cliniques Cardella et Paofai) depuis 2021, permettant au Bureau de surveillance de documenter le recours à l’IVG chez les femmes polynésiennes.

Les arrêtés d’application de la loi de pays en vigueur ne permettent pas une prise en charge par plusieurs professionnels. De plus, l’accès à l’IVG médicamenteuse est restreint aux femmes suivies par des professionnels de santé habilités et conventionnés avec un établissement autorisé.

En 2025, les cinq établissements ont réalisé un total de 1 327 IVG dont 69% d’IVG médicamenteuses contre 79% en France hexagonale. Plus de 90% des IVG ont été réalisées à Tahiti, les hôpitaux d’Uturoa (Raiatea) et Louis Rollin (Nuku Hiva) représentant moins de 10% du total.

Le nombre d’IVG réalisées chaque année est relativement stable depuis 2022, autour de 1200 actes. On note une légère augmentation pour l’année 2025. La proportion d’IVG médicamenteuses sur la période 2022-25 se situe autour de 70%. L’augmentation est surtout concentrée chez les femmes les plus jeunes (moins de 25 ans) et les plus âgées (40 ans et plus).

Le ratio des IVG rapporté aux naissances est équivalent à ce qui est observé en France hexagonale, il est de 38 IVG pour 100 naissances en 2025.

En 2025, 16,8% des IVG intervenaient chez des jeunes femmes polynésiennes de moins de 20 ans, proportion deux fois plus importante que dans l’hexagone (8,4%) ; elle est de 11,6% dans les DOM. Cette proportion très élevée pour cette classe d’âges, en dépit des difficultés d’accès à l’IVG inhérentes au contexte insulaire, peut être mise en parallèle avec les résultats de l’enquête GSHS de 2024 auprès de jeunes de 11 à 18 ans : parmi les jeunes filles, 36% n’avaient pas eu recours à un moyen de contraception lors de leur dernier rapport sexuel, et un jeune de 16 ans ou plus sur cinq déclarait ne pas savoir comment se procurer un moyen de contraception.

Source: Bulletin de surveillance sanitaire

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