Air Tahiti justifie l’arrêt de la vente des billets d’avion sous DSP
Dans une note rédactionnelle envoyée aux médias ce week-end, l’inter-syndicale pour le personnel d’Air Tahiti nous explique pourquoi la compagnie domestique assume le choix d’une fermeture des vols à compter du 1er juillet 2026, faute de signature d’une nouvelle délégation de service public (DSP).
Alors que l’inquiétude persiste dans les rangs du personnel, les syndicats souhaitent ainsi « corriger » – sur ce point en particulier – la version délivrée par un précédent communiqué émanant de la Présidence.
Le ministère de tutelle, à savoir celui détenu par le président Brotherson, affirmait alors que « l’arrêt des ventes des billets d’avion vers les îles concernées par la DSP, n’est pas une décision relevant du champ de compétences du Pays, mais bien du délégataire (ndlr: Air Tahiti). La convention prévoit d’ailleurs que le délégataire puisse continuer à vendre ces billets d’avion jusqu’à la fin du contrat dans les conditions prévues par la présente convention, pour des dates de séjour qui iraient au-delà de l’échéance de la convention ».
Sauf que la Présidence « oublie » l’article 45 selon lequel » toute vente réalisée au-delà de la période contractuelle engage la responsabilité financière et juridique d’Air Tahiti en cas de non-reconduction ou de modification des termes du contrat ». Et Air Tahiti de prendre un exemple concret, à savoir que si elle « ouvre les ventes pour un an mais que le Pays décide de réduire le nombre de vols sur une île ou de prolonger uniquement sur six mois, c’est Air Tahiti et non le Pays qui devra rembourser et dédommager le client ».
Raison pour laquelle la compagnie historique refuse de s’engager au-delà de la période contractuelle sans garanties écrites et solides émanant des pouvoirs publics.
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