9 février 2026

A l’heure où le président Brotherson s’interroge sur « l’efficacité » de ses ministres, il ferait bien de jeter un oeil sur l’activité de la personne en charge de l’Agriculture, Taivini Teai, pour ne pas le citer.

La Polynésie française traverse une des plus graves pénuries d’oeufs de son histoire. Ce n’est pas la première et certainement pas la dernière. Mais ce nouvel épisode ne date pas d’hier! Voilà des mois, en effet, que les consommateurs sont contraints à la chasse aux oeufs dans les magasins. Avec plus ou moins de réussite. La boite que nous nous sommes procurés à Mahina, ce n’était certes pas la dernière mais les clients sont rationnés à une par personne…

Visiblement, le ministère de tutelle s’en fout royalement. Pas de communication officielle à ce propos, ne serait-ce que pour donner des nouvelles de la filière avicole. Il y a bien eu l’annonce d’une ouverture des quotas d’importation, moyennant un renchérissement du produit. Mais on attend toujours les oeufs, made in USA ou Europe.

En attendant, nous devons faire avec cette boite d’oeufs. Chèrement payée: 680 Fcfp la douzaine. Taille riquiqui. Renseignements pris auprès de la caissière, la boite a subitement augmenté de 20 Fcfp. Pour quelles raisons ? On la devine, la rareté d’un produit faisant généralement son prix, le producteur profite de l’occasion pour tirer quelques bénéfices supplémentaires. Sur le dos naturellement du nunaa qui, déjà confronté à la hausse du prix de la viande, trouve ici un substitut de protéine a priori bon marché.

Voilà donc le modèle de souveraineté alimentaire dont le gouvernement Brotherson nous rabat les oreilles tous les jours…

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