Grand moment de solitude
Ce n’était pas la mine des grands jour, ce jeudi matin à Tarahoi, comme on peut le voir sur le visage des membres du gouvernement Brotherson.
De Chantal Galenon à Cédric Mercadal en passant par Jordy Chan ou Vannina Crolas, à chaque fois, la même expression. Déjà qu’ils étaient sans cap, les voici quasiment dans une impasse. Ou presque.

La profonde crise interne que traverse le Tavini huiraatira, celle qui a débouché ces jours-ci sur la scission du groupe indépendantiste à l’assemblée de la Polynésie française en deux entités distinctes qui ne partagent plus complètement les même valeurs, fait en effet craindre le pire sur l’action gouvernementale.
Avec vingt-deux élus, ce qui reste du Tavini « canal historique » reste numériquement parlant le plus important dans l’hémicycle. Mais avec la neutralité affichée par les autonomistes, qu’ils soient du Tapura ou de A Here Ia Porinetia, il n’y a aucune marge de manoeuvre pour renverser le gouvernement. 
Aussi, au cours des deux années qui restent avant les prochaines élections territoriales, le pouvoir exécutif va t-il pouvoir disposer de la majorité requise pour faire passer ses réformes ? L’intérêt général de la population va t-il finir par primer sur les querelles personnelles et les luttes de pouvoir internes ?
C’est tout ce que nous pouvons espérer…
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