Hausse de 50 euros (A/R) des billets Air France long-courriers

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Air France et KLM ont augmenté leurs tarifs sur les trajets long-courriers face à la flambée pétrolière provoquée par la guerre au Moyen-Orient, comme de nombreuses autres compagnies aériennes dans le monde.

« Le contexte géopolitique actuel au Moyen-Orient a entraîné une hausse importante et soudaine des prix des carburants, notamment du kérosène. En conséquence, Air France et KLM augmentent leurs tarifs sur les vols long-courriers pour les billets émis à compter du (mercredi) 11 mars », selon une déclaration d’Air France-KLM. Plus précisément, « en classe économique, les tarifs augmenteront de 50 euros aller-retour », a ajouté le groupe aérien franco-néerlandais.

Avant lui, plusieurs compagnies ont annoncé des surcharges sur leurs billets ces derniers jours, comme SAS, Cathay Pacific, Air India et Qantas.

Deux autres compagnies françaises, Air Caraïbes et French Bee, ont révélé jeudi avoir elles aussi « ajust(é) une partie de (leur) tarification, aux billets émis à partir du 11 mars, de façon mesurée, en cohérence avec l’évolution des conditions de marché et avec le souci constant de préserver l’accessibilité de (leur) offre ».

Une augmentation des tarifs a également été décidée par Corsair, spécialiste français de l’Outre-mer et de l’Afrique, face à la très forte augmentation du budget de carburant, selon une porte-parole. En revanche, Transavia n’a pas pris de décision d’augmentation des tarifs, même si « elle reste attentive à la situation et prendra les mesures le cas échéant« , a indiqué jeudi un porte-parole de la compagnie low-cost d’Air France-KLM.

L’écart de prix entre le brut et le carburant d’aviation s’explique par les coûts de raffinage, mais aussi du fait que le kérosène, qui ne représente que 9% des produits raffinés, est moins prioritaire que l’essence ou le gazole pour les industriels, selon l’Association internationale du transport aérien (Iata).

Les carburants représentent un poste de dépense majeur pour les compagnies, le premier ou le deuxième selon les transporteurs. Sur la base d’un baril de kérosène à 88 dollars, désormais obsolète, l’Iata voyait ces entreprises y consacrer 252 milliards de dollars cette année, soit 25,7% de leurs coûts d’exploitation. Certaines devraient néanmoins voir le choc pétrolier amorti par leur stratégie de « couverture », l’achat de carburant à prix fixe, plusieurs mois à l’avance.

Pour les vols entre Hong Kong et l’Europe achetés depuis ce territoire du sud de la Chine, la surcharge carburant passera par exemple de 560 à 1.164 dollars de Hong Kong, soit de 62 à 129 euros.

bur-tq/ved/eb

Source: Yahoo actualités

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